Nous avons lancé, aujourd’hui, au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, un recueil de poèmes intitulé «voix des forêts", une collection de 77 poèmes écrits par des jeunes congolais en faveur de la protection des forêts du bassin du Congo. 20 jeunes poètes ont assisté au lancement du recueil par Bavon Nsa Mputu, Ministre congolais de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme.

Ces élèves, issus de différentes écoles de Kinshasa, représentent  les 2600 jeunes qui ont participé à notre concours  de l’an dernier "l’Avenir des Forêts en Poésie".

Ces forêts, qui contribuent au développement du pays et au climat de toute la planète, sont vouées à une destruction qui  s’accroît de jour en jour et dépouille ainsi de ses moyens de subsistance des milliers de personnes.

Loin de se désengager sur le sujet, les élèves ont pu trouver les mots justes pour exprimer leurs pensées sur leur forêt. Ils nous appellent à agir à temps pour arrêter la destruction des forêts.

Qu’ils soient de la ville comme de la campagne,  les jeunes congolais ont montré à quel point ils connaissent leur forêt et sont conscients des menaces qui pèsent sur elle. Ils se questionnent leurs ainées sur la gestion et le futur de leurs forêts.

«La destruction de la forêt signifie la privation des ressources à la prochaine génération», a déclaré un jeune poète.

Christelle Ekelo d’Oshwe dans la province du Bandundu, ajoute: «forêt africaine, tu es notre patrimoine, nous avons l'obligation d'assurer ta protection."

Clémence Mvumbi conclut: «Forêts, je vais parler de votre avenir en danger!"

"Voix de la Forêt" est aussi le titre de la chanson que Greenpeace Afrique a récemment lancé. La chanson est chantée par 11 musiciens du bassin du Congo et les paroles proviennent des poèmes du concours des élèves.

Les chanteurs accepté de porter haut les messages des poètes , de la protection des forêts afin que le monde connaisse les réalités auxquelles sont confrontées les forêts du Bassin du Congo et les populations qui en dépendent pour leur survie.