Lorsqu’à 15 h, l’équipe de Greenpeace Afrique arrive dans le quartier populaire de Guet Ndar, c’est déjà l’effervescence dans l’avenue Gambetta. C’est ici que les pêcheurs de Guet Ndar et de Goxu Mbath se sont donnés rendez-vous pour accueillir la caravane «Ma Voix, Mon Futur», de Greenpeace.

Galvanisés, sans doute,  par les échos reçus  des autres localités visitées par la caravane, les pêcheurs de St Louis n’ont pas voulu rester a la traine. Alors que les volontaires installaient les bâches, un véhicule sillonne les rues de Guet Ndar pour informer les habitants.

Il est 16 heures lorsque les premières foules commencèrent à se rassembler devant le stand. Tout âge confondu, ils ont répondu et ont hâte de faire entendre leur voix.

Comme si conscients que ce combat que mènent leurs parents est pour eux, les enfants sont décidés à ouvrir la voie. «Je veux poser ma signature moi aussi»,  déclare Mamadou, âgé seulement de 5 ans.

A la fin du petit soir, nous avions déjà atteint les cinq  cents signatures, quand la caravane s’ébranle pour Mbour.

Comme à Joal, Kafountine, Ziguinchor et St Louis, c’est un quai de pêche archi comble qui a accueilli la caravane. Malgré l’heure matinale, les activités ont déjà démarré.

A peine le feu vert donné, c’est une foule qui prend d’assaut les bassines de peintures. Un à un, chacun adressa, à sa manière, ses préoccupations aux futurs dirigeants du Sénégal.

Là aussi, comme partout ailleurs où nous sommes passés, la détermination et le slogan restent les mêmes : «Ma voix compte, je la fais entendre maintenant!».

A 12h, nous quittons la bruyante ville de Mbour pour Kayar, un peu plus au Nord, avec cinq cents nouvelles signatures de collectées.