En tant que Chargé de Campagne Océans, me rendre à Cayar, un des principaux ports de pêche du Sénégal, est toujours une expérience excitante. Car en matière de gestion durable, il a toujours été un bon élève aux yeux des observateurs pour avoir très tôt compris l’urgence d’une exploitation rationnelle des ressources marines.  

 Ainsi, après les femmes transformatrices de Thiaroye-sur-mer,  Cayar a accueilli, ce mercredi, l’équipe de Greenpeace dans le cadre de la célébration de la « Semaine de la pêche durable».

Malgré le froid glacial qui règne sur la place du quai de pêche, les populations ont massivement répondu à l’appel de Greenpeace et de ses partenaires des secteurs artisanal et industriel.

Hommes, femmes, jeunes, vieux et enfants ont bravé le thermomètre pour assister, et participer, aux débats et à la projection de films.

Voir différentes générations réunies autour d’un intérêt commun et mobilisées pour une cause vitale, la défense de leurs moyens de subsistance, a éveillé en moi un grand espoir quant à l’avenir du secteur de la pêche sénégalaise.

Entendre les anciens inviter les plus jeunes à porter le combat de leur avenir, tout en pouvant compter sur leur sagesse, était magique.     

La victoire obtenue au mois d’avril dernier avec Greenpeace, après que le gouvernement du Sénégal a décidé d’annuler 29 autorisations de pêche octroyées aux chalutiers pélagiques étrangers qui vidaient nos fonds marins, a créé un déclic chez le pêcheur sénégalais : ils ont compris qu’en étant unis et mobilisés ; et en disposant de la bonne stratégie, ils peuvent faire changer les choses.   

Un nouveau type de pêcheur sénégalais est né.