Appel Aux Dirigeants De La Planète

Sauver le Climat, C’est aussi Préserver les Pêcheries dont dépendent des millions d’individus

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Feature Story - décembre 6, 2011
La conférence des Nations unies sur le climat qui vient de démarrer à Durban, en Afrique du Sud, cristallise l’espoir de tous les peuples en situation de vulnérabilité face aux effets du changement climatique. Pour les pêcheurs de l’Afrique de l’Ouest, il s’agit de trouver une réponse urgente et efficace à l’une des principales menaces qui pèsent sur les ressources halieutiques, outre la surpêche.

Les communautés de pêcheurs ouest africaines attendent beaucoup des dirigeants du monde réunis à Duran, à l’occasion du sommet mondial sur le climat. 

En effet, s’il y a aujourd’hui un secteur dont la survie est sérieusement menacée par les effets du changement climatique, c’est bien celui de la pêche en général et de la pêche artisanale en particulier. 

Selon les scientifiques du monde entier, le changement climatique est en train de modifier, de façon profonde, les paramètres physicochimiques de nos océans.

Les bouleversements écologiques qui s’ensuivent sont énormes : nouvelle réparation des stocks de poissons du fait des modifications des courants marins, destruction des habitats de coraux sous l’effet d’une acidification due à des concentrations de CO2 de plus en plus élevées dans les eaux, entre autres.

Ces phénomènes qui touchent tous les océans auront un impact incommensurable sur la vie de millions d’individus à travers la planète, mais plus particulièrement le long des côtes ouest africaines où la FAO estime à 5 600 000 le nombre d’emplois générés par la pêche.

Les effets catastrophiques sur le tissu socioéconomique de la plupart de ces pays ne seront rien comparés au drame que risque de constituer l’insécurité alimentaire qui frapperait certaines de ces nations dont les ressources halieutiques constituent la principale source de protéines animales. Dans des pays comme le Sénégal, cet apport protéinique est estimé à 75% avec une consommation annuelle de poisson de l’ordre 24kg/personne.

Déjà dans son rapport «Des Filets vides, un Future Compromis», Greenpeace a attiré l’attention des dirigeants africains et occidentaux sur ce phénomène qui, aux côtés la surpêche, constitue une des principales menaces qui pèsent sur la durabilité des ressources halieutiques.

Greenpeace est d’avis que le sommet de Durban ne doit pas être un de trop. Il doit jeter les bases d’un nouvel ordre mondial énergétique garant d’un environnement sain. 

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