L’Octroi de Nouvelles Licences de Pêche Intensifier le Pillage des Ressources Marines

Feature Story - mars 25, 2011
Greenpeace Afrique exhorte le gouvernement du Sénégal à revenir sur sa décision d’octroyer plus de 20 licences de pêche à des chalutiers russes.

La Pêche du Thon à Dakar

La nouvelle decision du gouvernment Senegalaise intensifiera le pliiage de resource marine dans les eaux West Africaines.

Les nouvelles licences octroyées ne feront qu’accélérer le pillage des zones de pêches de l’Afrique de l’Ouest, autrefois abondantes en poissons. Greenpeace avait fait ce constat en sillonnant les eaux sénégalaises et mauritaniennes en 2010 et avait ensuite publié les résultats dans un rapport intitulé ‘Cette Afrique qui nourrit l’Europe’.   

Les stocks de poissons dans le monde sont dans un état tragique. Selon le rapport publié par la FAO: 32% des stocks de poissons vendus sont soit surexploités, soit épuisés ou soit en reconstitution, plus de la moitié de ce qui reste est pleinement exploitée, tandis que seulement 15% sont sous exploités ou modérément exploités.  

La même situation est observée dans les eaux sénégalaises. Le Centre National de Recherche Océanographique du Sénégal situé à Dakar-Thiaroye (CRODT) a déjà averti que la capture de petits pélagiques doit être réduite de moitié pour éviter une crise écologique. Le gouvernement vient d’octroyer plus de 20 licences pour ces stocks de poissons spécifiques.     

‘Si le gouvernement veux sérieusement jouer son rôle envers sa population, il doit garantir l’existence d’une pêche durable à long terme dans ses eaux ’ déclare Raoul Monsembula, chargé de campagne Océans à Greenpeace Afrique.

‘Les espèces concernées par ces licences constituent l’alimentation de base des Sénégalais. En termes simples, à cause de la surpêche, ces populations n’auront plus rien à manger dans le futur’ a ajouté Raoul Monsembula.  

Une pêche durable permettra non seulement  à maintenir le  stock de poissons à un niveau exploitable, mais aussi fournira les moyens de subsistance à des millions de Sénégalais.

Greenpeace lance un appel au gouvernement sénégalais pour qu’il revienne sur sa décision et s’en remette aux recommandations des scientifiques dans la prise de décisions, décisions qui pourront mettre fin au pillage de nos eaux.