Greenpeace Afrique Exhorte les Gouvernements Ouest-Africains à Promouvoir une Gestion Durable et Equitable des Ressources Halieutiques

Communiqué de presse - juin 29, 2011
Dakar, 29 juin 2011- Greenpeace Afrique a mis en évidence le pillage des zones de pêche jadis abondantes en poissons de l’Afrique de l’Ouest à travers des présentations sous le thème « Vers une pêche durable… Greenpeace et les pêcheurs de l’Afrique de l’Ouest définissent le futur… ». Les présentations ont porté sur la crise mondiale née de la surpêche et son impact en Afrique de l’Ouest. D’éminents membres du gouvernement, des scientifiques, des organisations non gouvernementales et des associations de pêche y ont assisté.

La flotte de pêche de l’Union Européenne est l’une de celles indexées. Chaque année, des chalutiers géants et des bateaux usines massifs le long des eaux ouest-africaines vident l’océan de chaque être vivant dans leurs efforts pour remplir leur cale et servir du poisson à la table des restaurants européens.

Pour traiter cette question, les bureaux de Greenpeace d’Europe et d’Afrique ont uni leurs forces dans un projet intitulé “Voix Africaines”, à la lumière de la révision de la Politique Commune de la Pêche (PCP) par l’Union Européenne en 2013.

Accompagnée de six pêcheurs du Cap Vert, du Sénégal et de la Mauritanie, Greenpeace a rencontré des Ministres, des Parlementaires, la société civile, les médias et les pêcheurs locaux, dans huit pays européens incluant les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la France, l’Autriche, l’Espagne et le Royaume-Uni. Les ‘voix’ ont saisi cette occasion pour décrire à la Commission Européenne les effets de la surpêche des flottes étrangères sur leurs moyens de subsistance.

Raoul Monsembula, Chargé de Campagne Océans de Greenpeace a déclaré “L’Union Européenne doit garantir un accord de partenariat de pêche plus équitable et plus durable. Ils ne peuvent tout simplement pas transposer le problème vers une autre région, en particulier les régions côtières de l’Afrique, où la plupart de nos apports en protéines animales proviennent de la mer”.

Selon le dernier rapport de la FAO [1], 53 pour cent des stocks mondiaux de poissons sont exploités à leur maximum, 32 pour cent sont surexploités ou épuisés et seulement 15 pour cent sont modérément utilisés ou sous-exploités.

En outre, les pratiques de pêche modernes sont incroyablement destructrices. Chaque année, les filets de pêche tuent jusqu’à 300.000 baleines, dauphins et marsouins à travers le monde. L'enchevêtrement est la plus grande menace à la survie de nombreuses espèces. En outre, certaines pratiques de pêche détruisent l'habitat. Le chalutage de fond, par exemple, détruit entièrement d’anciennes forêts de coraux des fonds marins et autres écosystèmes fragiles.

Oumy Sène Diouf, Chargée de Campagne Océans de Greenpeace Afrique a déclaré: “La situation est alarmante et les gouvernements africains doivent immédiatement assurer une pêche durable. Ils doivent prendre leurs responsabilités afin de générer des ressources et des moyens de subsistance durables pour leurs citoyens. Par conséquent, ils doivent s’attaquer à la surcapacité, à la pêche destructrice, et à la destruction de l’écosystème, de même que promouvoir le contrôle et la surveillance”, a conclu Mme Diouf.

 

[1] Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) -http://www.fao.org/docrep/013/i1820e/i1820e00.htm

Contacts:

Oumy Sène Diouf – Chargée de Campagne Océans Greenpeace Afrique : +221 (77) 332 8993 (mobile) ;

Raoul Monsembula – Chargé de Campagne Océans Greenpeace Afrique : +221 (77) 332 8994 (mobile) ;

Mbong Akiy – Responsable de la Communication Greenpeace Afrique : +27  71 668 1274 (mobile), " target="_blank">