Greenpeace Afrique condamne la décision des autorités belges de laisser entrer du bois illégal en Europe

Communiqué de presse - mai 17, 2013
Johannesburg, le 15 mai 2013 – Greenpeace Afrique condamne la décision des autorités belges d’autoriser l’entrée d’une cargaison qui était bloquée jusqu’à hier et qui semblerait être du bois illégal d’Afromosia provenant de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le blocage au port d'Anvers de la cargaison de bois d’espèces menacées est survenu suite à une alerte de Greenpeace. En effet, le commerce des Afromosia est régi par la Convention CITES sur les espèces en voie de disparition. Or, les autorités  de CITES ont débloqué la cargaison de 40 m3 de la société congolaise Tina Tala disant avoir suffisamment de preuves quant à sa légalité.

Toutefois, après avoir examiné ces preuves et ayant découvert auparavant des preuves contradictoires,[1] y compris l'absence d'un permis d'exploitation forestière légale du fournisseur de la société, Greenpeace ne comprend pas comment la décision des autorités belges a été prise ni la raison pour laquelle elle a été prise.

"Avec cette décision, la Belgique a placé les intérêts des entreprises de bois au-dessus de la protection des forêts du Congo et des populations qui en dépendent pour leur subsistance», explique Raoul MONSEMBULA, Coordonnateur national RDC pour Greenpeace Afrique.

La CITES réglemente le commerce international de spécimens d'espèces protégées à travers certains contrôles. La CITES est appliquée dans l'UE par l’intermédiaire de plusieurs règlements connus sous le nom de la Réglementation de l’UE sur le Commerce des Espèces Sauvages. En outre, une nouvelle loi européenne, le Règlement sur le Bois de l’Union Européenne (RBUE)[2] est entrée en vigueur en Mars. Cette nouvelle loi interdit l'importation de bois et des produits du bois illégaux en Europe.

Dans un rapport récent, Greenpeace Afrique a souligné comment le secteur forestier en RDC est dans un état de chaos organisé, avec beaucoup de bois illégal à destination de l'Europe.

Lire le rapport de Greenpeace Afrique «Coupez ! L’exploitation forestière illégal en République démocratique du Congo (RDC) – une mauvais scénario».

 

Pour plus de renseignements :

Raoul MONSEMBULA, coordinateur national RDC, Campagne Forêt, Greenpeace Afrique +243 9990 10900,

Alexa PHILLIPS, coordonnatrice communications, Campagne Forêt, Greenpeace Afrique, +27 79 894 5277,



[1] Conformément à la législation sur l'exploitation forestière en RDC, un permis d'exploitation artisanale est délivré par le gouverneur de la province où la forêt est située. Les modèles des permis sont fixés par la loi. http://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20economique/Code%20Forestier/AM.105.17.06.2009.htm Aucun document signé par le gouverneur provincial n’a été présenté. Le document, qui a été présenté, n'a pas la moindre ressemblance avec l'un des modèles fixés par la loi. Cliquez ici pour voir le permis (En français)

[2] Pour plus d'informations sur le nouveau Règlement sur le Bois de l’Union Européenne (RBUE), visitez http://www.legal-timber.info/en/