Greenpeace Afrique dénonce les tentatives de réduire au silence les opposants à Herakles Farms, Cameroun

Communiqué de presse - septembre 26, 2013
Johannesburg -- Greenpeace Afrique condamne avec fermeté la décision des autorités camerounaises d’interdire à l’ONG Nature Cameroun d’informer les populations locales sur les menaces que fait peser sur leur mode de vie et leur environnement le projet de plantation de palmier à huile Herakles Farms dans la Région Sud-Ouest du pays.

Le sous-préfet de Nguti a donné cet ordre, sous prétexte de maintenir “la paix, la loi et l’ordre” dans la zone. Or, les activités de Nature Cameroun ont toujours été conduites de manières officielles et pacifiques.

“ Cet ordre de suspension est une nouvelle tentative de faire taire la société civile camerounaise dans sa tentative d’informer les gens sur les risques de ce projet de palmiers à huile” a déclaré Fiona Musana, Directeur de Communication à  Greenpeace Afrique.

“Herakles a failli à  ses obligations de consulter et d’informer les habitants sur les conséquences de ses projets. Nature Cameroun n’a fait que remplir ce rôle de manière honnête et pacifique. S’il y a une menace pour la paix dans la région, elle ne vient pas des ONG, mais de la compagnie elle-même.”

Greenpeace Afrique demande aux autorités camerounaises de revenir sur cet ordre de suspension et de respecter le droit de la société civile Camerounaise à remettre en cause, et à exprimer leur opposition à des projets aussi aberrants que le projet Herakles Farms.

Le rapport complet sur le projet Herakles Farms au Cameroun:

http://www.greenpeace.org/international/Global/international/briefings/forests/2013/Herakles_ExposedFinal.pdf

Demandes Presse:

Sylvain Tardy, Directeur des campagnes, Greenpeace Afrique, +27 79 512 9304 ,

Alexa Phillips, chargée de communications, Campagne Forêt, Greenpeace Afrique, +44 7799886741,