Greenpeace et les pêcheurs artisans du Sénégal célèbrent la journée mondiale des océans sous le signe de l’espoir et de la responsabilité

Communiqué de presse - juin 10, 2013
Joal, le 08 juin 2013 – Aujourd’hui, Greenpeace et les pêcheurs artisans ont célébré, à Joal, un village de pêcheurs sénégalais, la journée mondiale des océans, sous le signe de l’espoir et de la responsabilité. Des pêcheurs, femmes transformatrices, porteurs, enfants, personnes de tous âges ont accroché des poissons en papier à un filet long de 40 mètres pour exprimer le retour de l’espoir suite au départ des chalutiers pélagiques étrangers ; les pêcheurs ont aussi marqué ainsi leur volonté de pratiquer une pêche responsable.

Cette journée a aussi permis d'inviter toutes les populations et acteurs de la pêche de la sous-région, jusqu’aux gouvernements, à agir avec détermination pour une meilleure gestion des ressources marines.

"L’exploitation des ressources marines s’est effectuée de manière intensive, aux dépens des écosystèmes. Les activités des chalutiers pélagiques étrangers, l'’utilisation d’engins de pêche prohibés tels que les mono-filaments, les filets dormants, la dynamite, etc. n’ont fait qu’aggraver la situation déjà alarmante pour les stocks de poissons", a déclaré Marie Suzanne Traoré, Chargée de campagne océans pour Greenpeace Afrique.

Jadis considérée comme l’une des plus poissonneuses au monde, la côte ouest-africaine subit aujourd’hui des agressions multiples le plus souvent d’origine anthropique avec un impact négatif réel sur les ressources halieutiques et par conséquent sur la sécurité alimentaire des populations qui en dépendent.

En particulier, les eaux de la sous-région ont fait l'objet d’une surexploitation systématique par des chalutiers européens, russes et asiatiques, qui ont presque tout ramassé sur leur passage. Au Sénégal, avec l’annulation des 29 autorisations de pêche1 aux chalutiers étrangers par le Président Macky Sall, le vent de l’espoir a soufflé pour ces millions d'individus qui dépendent directement ou indirectement de la pêche.

"Il est de première importance de pérenniser et d’amplifier cette décision au niveau de la sous-région tant que des études scientifiques sérieuses et indépendantes ne démontrent pas que l’état des stocks pourrait permettre une reprise de l’exploitation, avec une approche soutenable" ajoute Marie Suzanne Traoré.

Certaines communautés de pêcheurs ont déjà pris conscience des dangers qui les menacent et mènent des actions pour préserver leurs ressources. Elles doivent être encouragées et soutenues dans leur démarche. L'espoir qu'a suscité l’année dernière la décision du chef de l'Etat sénégalais doit être renouvelé par l’amplification et la pérennisation de telles décisions.

Notes :

(1) http://www.greenpeace.org/africa/fr/Actualities/actualites/Le-Senegal-annule-29-autorisations-de-peche-accordees-aux-navires-etrangers/

Contacts:

Marie Suzanne Traoré, Chargé de Campagne Océans Greenpeace Africa, + 221 77 3328994,

Bakary Coulibaly, Chargé de communication Campagne Océans Greenpeace Afrique. +22177 3336265,