Greenpeace invite l’Etat du Sénégal à faire la lumière sur la mort inexpliquée d’espèces marines dans ses eaux territoriales

Communiqué de presse - novembre 7, 2012
Greenpeace interpelle l’Etat du Sénégal pour qu'il diligente une enquête sur les causes de la mort, notée depuis quelques semaines, d’espèces animales dans ses eaux territoriales. Cela alors que d’énormes quantités de poissons ainsi que des mammifères marins et des tortues marines échouent sur les plages des différentes localités du pays. Le phénomène qui est apparu depuis le début du mois de septembre, touche toute la côte sénégalaise, de Kayar à la Casamance.

Pour l’heure, Greenpeace a documenté deux baleines (les 14 et 22 septembre respectivement à Kayar et Rufisque), deux tortues marines (le 03 octobre à Yoff) et une quantité impressionnante de poissons (durant tout le mois d’octobre dans la partie sud du pays).

«Cette situation inquiétante et inhabituelle dans les eaux sénégalaises nécessite des mesures urgentes et concertées de la part des ministères de l’Ecologie et du Développement durable, de l’Energie et des Mines,  de la Pêche et des Affaires Maritimes ainsi des communautés des pêcheurs  pour en identifier les causes afin de préserver les pêcheries déjà fortement affectées par la surpêche», a dit Ahmed Diamé, Chargé de Campagne Océans à Greenpeace Afrique.

Selon l’enquête menée par Greenpeace, ces observations ont coïncidé avec le démarrage des activités d’exploration pétrolifère dans le sud du pays, à la frontière sénégalo-bissau-guinéenne, par la compagnie ORYX Petroleum.

« Si à l’heure actuelle aucun lien direct entre ces événements n’est établi, il est cependant prouvé scientifiquement que certaines des technologies, notamment la méthode sismique, utilisées lors de ces recherches sont connues pour leurs impacts très nocifs sur le système d'orientation des mammifères marins», a poursuivi Diamé.

« Les puissantes ondes sismiques déstabilisent les baleines, tortues et poissons en les éloignant de leurs zones de peuplement habituels, perturbant leurs cycles de reproduction, et potentiellement entrainant la surdité et la mort le cas échéant. Une enquête doit être menée au plus vite pour établir le lien potentiel entre ces deux évènements», a conclu Diamé.

Greenpeace rappelle à l’Etat du Sénégal l’importance de la bonne santé  des pêcheries qui sont sources d’emplois et de nourriture pour des millions d’individus et le convie à prendre des mesures urgentes qui s’imposent pour que toute la lumière soit faite sur cette catastrophe écologique. 

Greenpeace demande aussi la création d’un réseau de réserves marines dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) Sénégalaise comme outil de préservation et de conservation. 

 

Contacts:

  • Ahmed Diamé, Chargé de Campagne Océans à Greenpeace Afrique, Tel. : +221 77 89 93 –
  • Bakary Coulibaly, Chargé de Communication à Greenpeace Africa. Tel: 221 773 336 265.

Notes de l’éditeur:

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