Indésirable, le chalutier géant FV Margiris a quitté le Port de Melbourne

"Pas là-bas, Pas ici, nul part ailleurs», dit Greenpeace Afrique

Communiqué de presse - mars 18, 2013
Dakar, 15 mars 2013 - Greenpeace Afrique rappelle aujourd'hui que le chalutier géant Margiris n'est pas le bienvenu dans les eaux ouest africaines, après qu'il ait été escorté hier hors du Port de Melbourne par des activistes de Greenpeace qui brandissaient des bannières avec des slogans «Pas ici, ni ailleurs».

"Les Etats ouest-africains doivent suivre l’exemple du gouvernement  australien et refuser catégoriquement de  recevoir dans leurs eaux ce genre de montres des mers qui vident les fonds marins, au détriment des communautés locales qui ont besoin des produits de la mer pour leur sécurité alimentaire et leurs moyens de subsistance. Plus de 100.000 Australiens ont déclaré hier "Non aux superchalutiers", et Margiris doit savoir qu'il n'est le bienvenu nul part dans le monde, encore moins en Afrique de l'Ouest", a déclaré Ahmed Diamé, chargé de campagne océans de Greenpeace Afrique.

"L’Australie n’en veut pas, les côtes ouest-africaines non plus, la place du Margiris est tout simplement à la casse.  !", a ajouté Diamé.

Avec ses 142 mètres de long, le FV Margiris, battant pavillon lithuanien, navigue à travers les océans à la recherche de poissons, y compris en Afrique de l'Ouest. Avant de se rendre en l'Australie, le navire avait été dans les eaux mauritaniennes dans le cadre du dernier accord de partenariat de pêche (qui a expiré le 31 Juillet 2012) entre l'UE et la République islamique de Mauritanie.

Selon l'ONU, la flottille de pêche industrielle mondiale est 2,5 fois supérieure à ce que peuvent supporter les stocks poissons. En dépit de cela, les entreprises de pêche reçoivent d'énormes subventions pour moderniser et renforcer leur flotte industrielle, au détriment des océans et des communautés locales.

Greenpeace appelle les gouvernements ouest-africains à suivre les avis scientifiques sur les stocks de poissons et à ne pas autoriser l'accès à leurs eaux à  de tels monstres flottants.

Greenpeace fait campagne au niveau mondial pour réduire la flottille de pêche industrielle mondiale surdimensionnée et subventionnée, à commencer par les navires qui contribuent  à l'épuisement des stocks et à causer des dégâts à l'environnement marin en général, et dans une moindre mesure au tissu social, économique et culturel des communautés côtières.

"Nous ne pouvons plus  accepter que ces gigantesques navires  industriels continuent de piller nos eaux au détriment de la vie, des économies et de l'avenir des populations ouest africaines. Il est temps que ça cesse,  cela doit s'arrêter maintenant, a conclu Diamé.

Contacts :

Ahmed DIAME, Chargé de campagne Océans Greenpeace Afrique Email: ; Téléphone: +221773328993

Bakary Coulibaly, Chargé de communication Campagne Océans, Greenpeace Afrique, Email: ; Téléphone: +221773336265

Note à l'Éditeur:

http://www.greenpeace.org/australia/en/