Le changement climatique est maintenant une réalité; les négociations de Doha doivent déboucher sur une révolution pour l’énergie propre

Communiqué de presse - novembre 28, 2012
Doha, 26 novembre 2012 - Alors que les gouvernements se réunissent pour les négociations sur le climat à Doha, au Qatar, Greenpeace a averti qu'ils doivent prendre conscience de la réalité que la planète est déjà en proie au changement climatique et qu'il faut prendre des mesures urgentes pour éviter un réchauffement planétaire aux conséquences catastrophiques.

Cette année, il y a déjà eu des tempêtes dévastatrices, des sécheresses et des inondations qui ont entraîné d'importantes pertes en vies humaines, aux États-Unis, en Chine, en Inde, en Afrique et en Europe.

Ceci doit être considéré comme un avertissement et un test pour savoir si les gouvernements vont protéger leurs populations.

'Le changement climatique n'est plus une lointaine menace à venir, mais il fait partie de notre quotidien. À la fin d'une année où les impacts du changement climatique ont dévasté des maisons et des familles à travers le monde, le besoin d'agir est évident et urgent', selon Martin Kaiser, Chargé de campagne Climat à Greenpeace.

L'enjeu des négociations c’est l'avenir du Protocole de Kyoto, le seul instrument juridiquement contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre, dont la première période d'engagement expire à la fin de cette année.

Greenpeace réclame qu'une deuxième période d'engagement soit adoptée à Doha et qu'elle ne prévoie pas des quotas d'émission - ou allocation 'd'air chaud' - qui permettent aux gouvernements d'éviter de prendre des mesures concrètes contre le changement climatique.

Le surplus d'air chaud est estimé à un total de 13 milliards de tonnes de gaz carbonique, équivalant à deux fois et demie les émissions annuelles de l'Europe.

Le problème s'aggrave et au cours des cinq dernières années, l'augmentation de l'utilisation du charbon a causé plus de deux tiers de l'accroissement des émissions mondiales de CO2, plaçant les émissions de gaz à un niveau record. Au cours des dernières semaines, la Banque Mondiale, la CIA et le PNUE ont chacun averti des conséquences d’une absence de contrôle du changement climatique. Nous ne faisons que tirer sur la sonnette d’alarme.

'L'économie énergétique mondiale ne va pas seulement dans la mauvaise direction, elle accélère dans la mauvaise direction. À Doha, les gouvernements doivent s'entendre sur le maintien du Protocole de Kyoto et remédier aux incohérences qui permettent à des pays de polluer librement pendant des années. Ils doivent également réintroduire dans le débat l'urgence d'une réduction immédiate des émissions. Ce qui va envoyer des signaux aux investisseurs sur la forme future de l'économie de l'énergie. Les responsables des gouvernements doivent aider à lancer le passage d'une énergie sale à une énergie propre. Il est temps pour eux de se réveiller et de faire face à la réalité', a déclaré M. Kaiser.

Aux négociations sur le climat de Durban, l'année dernière, les gouvernements avaient accepté de signer un accord légalement contraignant en 2015, ainsi que de réduire les émissions pour cette période jusqu'à son entrée en vigueur en 2020. À Doha, ils doivent montrer des progrès réels pour parvenir à un accord mondial sur le climat qui doit être adopté en 2015 et revoir à la hausse leurs ambitions par rapport à leurs objectifs pour 2020.

"La protection des forêts tropicales restantes du monde est une partie essentielle de la solution pour régler la crise du climat” a déclaré Roman Czebiniak, un conseiller politique senior à Greenpeace International. 

“Les gouvernements doivent veiller à ce qu’un guichet de financement soit mis en place au sein du Fonds Vert pour le Climat pour assurer un financement suffisant et prévisible en vue de stopper la destruction des forêts dans les pays en développement. Les forêts du monde doivent être au cœur de la solution au changement climatique”.

Contacts:

Tina Loeffelbein, Greenpeace spécialiste en relations médias, , +974 6618 6317

Swati Jangle, Greenpeace International communications, , +974 554 94556

Greenpeace International press desk hotline, +31 20 718 24 70