Au terme de la réunion du Conseil d’Administration de Greenpeace Afrique, le président, Charles Abani, a évoqué devant les participants les grandes lignes des campagnes à trois volets de Greenpeace:
-
protéger la forêt tropicale du Bassin du Congo,
-
mettre fin à la surexploitation et au piratage des ressources halieutiques des côtes de l’Afrique de l’Ouest et
-
stopper les effets du changement climatique en disant non aux énergies polluantes en Afrique du Sud.
Abani a souligné que la campagne “Défendons nos océans” va couvrir l’ensemble de la région, de la Mauritanie au Cameroun avec un bureau implanté à Dakar (Sénégal). L’Afrique de l’Ouest jouit de zones de pêche classées parmi les plus riches au monde, mais les populations africaines demeurent plus que jamais les plus affectées par la pauvreté et la faim, la consommation de poisson étant par ailleurs actuellement en chute au plan régional.
Le président du Conseil a en outre ajouté que depuis sa création en novembre 2008, l’organisme a renforcé sa position de voix principale défendant la justice environnementale à travers le continent. “Nous sommes des militants, des actions et des solutions, en particulier celles qui répondent aux besoins des pauvres et ceux des Africains vulnérables”, a allégué Charles Abani.
S’exprimant dans la même lancée, la directrice exécutive, Michelle Ndiaye Ntab, a noté que l’établissement du bureau au Sénégal a permis à l’organisation d’étendre ses campagnes à l’Afrique de l’Ouest. “Nous avons accompli de grands pas grâce aux campagnes menées en RDC et en Afrique du Sud. Nous établir en Afrique de l’Ouest dans le cadre de la campagne “Défendons nos océans” nous permettra de renforcer les efforts que nous déployons en Afrique, un continent qui subit actuellement les effets du changement climatique”, a ajouté la directrice exécutive.
Du fait de la surpêche abusive à l’échelle mondiale, les eaux ouest-africaines sont aujourd’hui envahies par des flottes étrangères, en particulier en provenance des pays de l’Union Européenne et de l’Asie, qui se sont mises à opérer dans cette partie du monde après avoir totalement épuisé leurs propres réserves de poissons. De plus, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), aussi appelée pêche pirate, sévit dans la région et constitue une autre menace pour ses ressources marines. Les pays de l’Afrique de l’Ouest ne disposent pas des capacités nécessaires à la mise en œuvre d’activités de suivi, de veille et de contrôle maritimes efficaces, ce qui laisse la voie aux pêcheurs sans scrupule.
Michelle Ndiaye Ntab a également attiré l’attention sur le fait que la surexploitation et le piratage des ressources halieutiques par les flottes étrangères conduisent à l’échelle nationale à la perte d’emplois et à la fermeture d’industries. "Il est indispensable d’établir en Afrique de l’Ouest des accords de pêche responsables entre les flottes étrangères et les pays ouest-africains qui contribueraient vraiment au développement d’une industrie de pêche financée et mise en œuvre à petite échelle", a-t-elle renchéri.
Greenpeace est une organisation qui plaide pour:
-
une pêche durable et un secteur de transformation du poisson gérés et financés par les Africains, offrant des ressources, une sécurité alimentaire et permettant de réduire la pauvreté dans la région et;
-
l’arrêt des pratiques de pêche destructrices afin de garantir des stocks durables de ressources halieutiques.
“Les flottes étrangères ne devraient être autorisées à pêcher dans les eaux africaines qu’en cas de surplus de stock de poissons; une telle mesure permettrait de garantir la satisfaction des besoins primaires (revenus, sécurité alimentaire, emploi) des populations ouest-africaines. Le bien-être de ces populations doit demeurer la principale priorité”, a conclu la directrice exécutive.
Contact:
-
Greenpeace Africa, 2 Avenue Hassan II, 6eme Etage: +221 33 8494141
-
Raoul Monsembula, Oceans Campaigner : +221 773328994 
-
Oumy Sene Diouf, Oceans Campaigner : +221 773328993, 
-
Fiona Musana, Communications Director :+27795129381 