Défendons nos océans


Les océans couvrent plus des deux-tiers de la surface terrestre et abritent non moins de 80 pour cent de toute la vie de la planète ! Les océans constituent la plus grande réserve de vie sauvage du monde, et ils sont menacés.

Selon les Nations-Unies, plus de 75% des zones de pêche du monde sont totalement exploitées, surexploitées ou considérablement appauvries. Certaines espèces ont été pêchées jusqu'à leur extinction commerciale et de nombreuses autres y sont presque. La surpêche vide les mers tellement vite que la nature n'est pas capable de les remplir à nouveau, menaçant la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes.

La pêche destructrice, les industries polluantes et le changement climatique menacent la survie de nombreuses espèces de poissons, des populations de baleines et de dauphins et de tous les écosystèmes marins.

L'exploitation des côtes d'Afrique de l'Ouest


Arrêtons la surpêche

Des pêcheurs sur un bateau en Mauritanie.

Les nations d'Afrique de l'Ouest peuvent s'enorgueillir de posséder les zones de pêche les plus riches du monde, mais leur sécurité alimentaire est en danger. Ces 30 dernières années, les flottes de pêche européennes et asiatiques se sont mises à opérer dans les eaux d'Afrique de l'Ouest, après avoir totalement épuisé leurs propres stocks de poissons. L'Afrique sub-saharienne est à présent la seule région du monde où la consommation de poisson par individu est actuellement en chute, notamment parce que les flottes de pêche étrangères y ont capturé d'énormes quantités de poisson.

Cliquez ici pour découvrir les solutions contre la surpêche dans les mers africaines

Avides de gagner des devises fortes pour rembourser leur dette nationale, les gouvernements des pays côtiers d'Afrique ont vendu le droit de pêcher dans leurs eaux à des flottes industrielles étrangères hi-tech. Ils espèrent ainsi que la production accrue de poissons aide les économies locales en leur offrant davantage d'emplois, d'argent et de nourriture.

En réalité, cette pêche industrielle super-efficace ne produit pas du tout ces effets. Au contraire, en l'absence quasi-totale de surveillance, de contrôle et de plans de gestion, trop de poissons sont pêchés dans les eaux africaines. Les captures arrivent sur les tables des pays riches ou dans les aliments pour animaux, alors que de nombreux Africains ont faim.

Les flottes de nations lointaines déchargent leurs prises dans des ports loin de l'Afrique et empochent des millions de dollars, tandis que les communautés côtières d'Afrique s'appauvrissent de plus en plus.

En un jour seulement, en 2001, un navire Greenpeace a observé que plus d'un tiers des bateaux pêchant le long des côtes de Guinée le faisant illégalement, à l'intérieur de la zone économique exclusive guinéenne. En 2006, lors d'un contrôle suivant, le nombre de bateaux pêchant illégalement avait augmenté de moitié.

Chaque année, cette nation ruinée et affamée perd US$100 millions en poissons volés, alors que l'estimation pour toute l'Afrique de l'Ouest est d'environ US$1 milliard. Les impacts de la surpêche sont catastrophiques pour l'environnement et les ressources locales. En Guinée, par exemple, on estime qu'une proportion de 90% de la vie marine est  perdue, compromettant la sécurité alimentaire et entraînant une plus grande pauvreté.

Solutions


Greenpeace mène campagne pour arrêter le pillage des ressources des mers africaines et pour développer des alternatives viables à la surpêche. Des alternatives qui aideraient à développer une industrie de la pêche gérée et financée à l'échelon local, qui protégeraient les ressources, allégeraient la pauvreté et garantiraient l'apport d'aliments vitaux aux populations locales. Ces alternatives permettraient de restaurer l'environnement marin extrêmement dégradé sans exercer d'impact négatif sur la sécurité alimentaire des Africains.

Comme l'a résumé le capitaine d'un bateau de pêche local : "Si nous n'avons pas de politique durable pour ce secteur, nous n'aurons plus rien à pêcher…  Nous devons d'urgence édicter une politique durable, particulièrement pour la pêche à petite échelle. Toute la région dépend de la pêche à petit échelle."

Greenpeace plaide pour:

  • La fin de la pêche illégale, non-déclarée, non-régulée;
  • L'élimination des pratiques de pêche destructrice pour garantir des stocks durables de vie marine;
  • Une réduction de la taille et du nombre de flottes étrangères admises à pêcher dans les eaux africaines, avec une surveillance et un contrôle accrus de celles qui restent;
  • Un réseau de réserves marines bien respectées dans la région;
  • Une pêche durable et des opérations de transformation du poisson gérées et financées par les Africains, offrant des ressources, une sécurité alimentaire et soulageant la pauvreté dans la région;
  • Que les eaux africaines soient gérées par des organisations régionales de gestion des océans correctement financées.

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