« L’AFCN échoue dans sa mission d’intérêt public »

Communiqué de presse - 10 avril, 2014
L’Agence Fédéral de Contrôle Nucléaire échoue dans son rôle d’organisme d’intérêt public. Un rapport d’experts présenté aujourd’hui au Parlement européen confirme que la décision de relancer Doel 3 et Tihange 2 était bien trop légère. Pour Greenpeace, la fermeture définitive de ces deux vieux réacteurs s’impose.

Le directeur de l’AFCN Jan Bens, connu pour avoir récemment déclaré que « les éoliennes sont plus dangereuses que les centrales nucléaires », l’affirmait l’année passée avec « 101% de certitude » : les fissures décelées sur les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 ne présentaient plus le moindre risque. Ah bon ?

Dévoilé aujourd’hui au Parlement européen, le rapport “Défauts dans les cuves sous pression des réacteurs des centrales nucléaires Doel 3 et Tihange 2” révèle la manière avec laquelle l’AFCN a abordé cette problématique. La conclusion est claire : Doel 3 et Tihange 2 n’auraient jamais dû être relancés avant que tous les résultats de tests supplémentaires soient connus.

L’Agence Fédérale de Controle Nucléaire a indéniablement échoué dans sa mission d’organisme indépendant au service de l’intérêt public. Il est exclu qu’elle reproduise la même erreur.

“Un organisme de contrôle et de sûreté nucléaire doit faire passer la sécurité avant tout. Mais que fait l’AFCN ? Elle joue à la roulette russe avec des réacteurs défectueux. Doel 3 et Tihange 2 doivent être fermés de manière définitive”, dit Eloi Glorieux de Greenpeace.

[R]évolution énergétique

L’indispensable fermeture de ces deux réacteurs illustre sans détour la vulnérabilité de notre système énergétique qui dépend majoritairement de vieilles centrales nucléaires.

« Il est grand temps d’assurer la transition vers un système énergétique décentralisé, principalement basé sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables », ajoute Eloi Glorieux.

Pour Greenpeace, la fermeture définitive de ces deux réacteurs défectueux renforcera la sécurité des citoyens, ainsi que, à terme, notre sécurité d’approvisionnement. Elle favorisera également la rapide mise en place d’une inévitable [R]évolution énergétique.

(Ce rapport est le résultat d’une conférence tenue au Parlement européen en janvier. Elle avait été organisée par « Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie » et le Groupe des Verts du Parlement européen. Des experts avaient été invités pour évaluer s’il était responsable de continuer à exploiter Doel 3 et Tihange 2 avec les fissures décelées.)