Qui freine, qui stimule l'effort européen pour le climat ?

Communiqué de presse - 18 mai, 2011
Bruxelles, le 18 mai 2011 : 170 militants de Greenpeace se sont invités à la 9ème édition de l'European Business Summit, organisé sous l'égide de la FEB (fédération des entreprises de Belgique) et portant sur la question : "Europe in the world: leading or lagging?” Greenpeace entend ainsi pointer du doigt les entreprises qui refusent un objectif européen de réduction des gaz à effet de serre porté à -30% d'ici 2020 (année de référence 1990).

Les ministres européens de l'Environnement poursuivront en juin prochain la discussion sur l'adaptation de l'objectif de réduction des GES.

La discussion a lieu partout dans le monde en vue des négociations internationales sur le climat qui se dérouleront en novembre et décembre à Durban (Afrique du Sud). Si l'Europe veut regagner son leadership, dynamiser son économie, les entreprises à la traîne doivent se mettre au pas et s'exprimer en faveur de l'innovation y compris en Belgique.

Découvrez qui en Europe va de l'avant ou qui renâcle : www.leaderslaggards.com

Consultez également nos briefings : Debunking anti-30% myths et

The 30% climate target – powering investments

 

Plus d'info sur les lieux d'action :

Arnaud Collignon, responsable de la campagne Énergie/Climat 0477/70.04.56.

Elysabeth Loos, service de presse 0496/16.15.89.

Images disponibles en fin de journée :

ftp://greenpeace.rack66.com login: press mot de passe: press4gpb

Images vidéo – contact via le service de presse

 

Notes aux rédactions :

 

  1. http://www.ebsummit.eu/

  2. Lire à ce propos nos fiches détaillées sur www.greenpeace.be

  3. www.leaderslaggards.comEtude réalisée pour le compte du ministère allemand de l'Environnement par des institutions comme le Postdam Institute, la Sorbonne ou l'université d'Oxford. Publiée en mars 2011, cette étude estime que la lutte contre les changements climatiques peut être vue comme une opportunité pour dynamiser une économie européenne en mal de reconversion. http://www.newgrowthpath.eu/

Greenpeace international propose également un briefing sur cette thématique.

Les entreprises qui limitent les ambitions européennes se sont vues refuser l'entrée à l'European Business Summit 1) en raison de leur appartenance au groupe des « laggards » (NDLR : des traînards)

Microsoft, BP, VW comptent parmi ces entreprises qui torpillent l'effort international pour le climat et freinent l'essor d'une économie verte en Europe 2). Au niveau belge, Solvay/Rhodia fait partie de ce groupe au même titre que d'autres entreprises particulièrement présentes en Belgique : Arcelor Mittal, Philips, Maersk 3)..

« Le problème est que ces entreprises influencent les décisions politiques et privent l'UE de son leadership en matière de climat, commente Arnaud Collignon de la campagne Climat/Énergie de Greenpeace. Ceci se vérifie particulièrement en Flandre où le FEB et le VOKA (réseau des entreprises flamandes) ont jusqu'à maintenant conforté le Ministre-Président Kris Peeters (CD&V) dans son refus d'adapter l'objectif européen.»

L'objectif interne à l'UE de – 30% de réduction de GES ne vise pas uniquement à limiter le réchauffement climatique, il devrait permettre à l'UE de dynamiser son économie. Selon certaines études, l'adoption d'un objectif de réduction poussé à – 30% assurerait à l'UE un afflux d'investissements verts. L'augmentation du PNB européen qui s'en suivrait a été évalué à 620 milliards d'euros à l'horizon 2020 accompagné d'une diminution du taux de chômage estimée à -2,3 points de %. 4)

Contrairement aux « laggards », des groupes industriels comme Unilever, Danone, Sony ou Allianz ont ouvertement demandé un objectif européen de -30% à l'horizon 2020. Cet objectif est incontournable pour éviter la débâcle climatique et renforcer économiquement une Union européenne confrontée à l'avancée de pays émergents comme la Chine. Cette dernière a clairement donné un coup d’accélérateur à leur politique en matière d'investissements dans des technologies propres.

Des entreprises comme Ikea, Puma ou Mango, actives en Belgique ont récemment rejoint le groupe de firmes progressistes en matière de lutte contre le réchauffement planétaire. Ces entreprises sont actives en Belgique et leur point de vue doit être entendu par les décideurs politiques chargés de défendre la position de la Belgique au sein de l'UE. Actuellement, cette position est inféodée au point de vue du Ministre-Président de la Flandre, Kris Peeters et des fédérations belges et flamande d'entreprises.