Une action contre le Roundup chez Brico, Hubo, Aveve et Gamma

Communiqué de presse - 31 octobre, 2015
Un millier de sympathisants de Greenpeace place, aujourd’hui dans les magasins Brico, Hubo, Aveve et Gamma, des autocollants sur les herbicides contenant du glyphosate comme le Roundup et Weedol. A travers cette action, Greenpeace et ses sympathisants demandent aux quatre enseignes d’arrêter la vente de produits contenant cette substance toxique.

Car le glyphosate n’est pas uniquement nocif pour l’environnement : récemment, l’Organisation Mondiale pour la Santé l’a classé parmi les substances "probablement cancérigènes". Greenpeace s’est déjà adressée aux magasins Brico, Hubo, Aveve et Gamma pour les pousser à retirer de leurs rayons tout produit contenant du glyphosate, que ce soit à travers une lettre ouverte signée par une coalition d’organisations [1] ou encore à travers une pétition signée par environ 15.000 consommateurs cet été.

Vu l’absence de réactivité des quatre enseignes, l’organisation environnementale a proposé aux citoyens de mener une action ce samedi, en apposant des autocollants "Risque de cancer ?" sur les herbicides contenant du glyphosate et exposés chez Brico, Hubo, Aveve et Gamma. Une manière de donner un signal clair aux responsables des magasins ainsi qu’à leurs clients.

"A l’heure actuelle, ces quatre enseignes se cachent derrière le fait que la vente de glyphosate n’est pas interdite. Mais elles feraient bien mieux de regarder autour d’elles et de prendre exemple sur certains magasins de nos pays voisins", dit Brecht Van der Meulen, chargé de campagne agroécologie chez Greenpeace Belgique. "En Allemagne, cinq grandes chaînes [2] ont déjà retiré le glyphosate de leurs rayons. Et aux Pays-Bas, pas moins de 3155 magasins feront pareil dès janvier 2016."

Pour Greenpeace, Brico, Hubo, Aveve et Gamma sont inexcusables. "Il existe suffisamment d’alternatives écologiques pour se débarasser des mauvaises herbes : l’eau de cuisson, la vapeur bouillante ou encore la bonne vieille huile de coude pour ne citer que certaines d’entre elles. Nos grands magasins de jardinage et de bricolage ont l’occasion de soigner leur réputation, à eux de la saisir en arrêtant la vente de produits nocifs."

Au niveau européen aussi, Greenpeace plaide pour une interdiction immédiate de la vente du glyphosate, y compris lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre d’une utilisation par un particulier. L’organisation environnementale s’inquiète des analyses de risques établies en ce moment sur le glyphosate par l’Autorité européenne de la sécurité des aliments. Et se montre tout aussi préoccupée face aux travaux préparatoires de l’institut allemand pour l’analyse des risques. Ceux-ci ne tiennent en effet pas compte d’un certain nombre d’études sur les risques présentés par le glyphosate et marquent une nette préférence pour des recherches non-publiées émanant de l’industrie.

"Pour Greenpeace, c’est clair : un examen approfondi s’impose [3]", conclut Brecht Van der Meulen.

Notes :
[1] Greenpeace, Test-Achats, IEW, Nature & Progrès, La Ligue des Familles, Kom op tegen Kanker, Gezinsbond, Bond Beter Leefmilieu, Velt et Alliance for Childhood.
[2] Bauhaus, Baumarkt, Hornbach, Toom et Obi
[3] Jeudi, une lettre ouverte signée par Greenpeace, Avaaz, Pan Europe, Velt et Bond Beter Leefmilieu a été envoyée au commissaire européen  Vytenis Andriukaitis.