Pas de rupture de courant pour la liberté d’expression !

Communiqué de presse - 17 septembre, 2007
Greenpeace est invitée à comparaître ce lundi 17 septembre, à 9 h devant le tribunal correctionnel de Dendermonde où elle devra répondre à une plainte déposée par Electrabel, suite à une action de protestation, menée en juillet 2002, à la centrale nucléaire de Doel (Anvers). Des représentants de la Plate-forme pour la liberté d’expression (1) rejoindront Greenpeace à l’entame du procès. Ensemble, ils manifesteront brièvement contre les atteintes à la liberté d’expression récemment observées en Belgique.

Pour rappel, Greenpeace est actuellement sous le coup d'accusations, suite à une série de plaintes pour 'association de malfaiteurs', déposées par Electrabel, dans différents arrondissements judiciaires (2).  Suite à ces plaintes et à la perquisition du 22 mars dernier, plus de 50 collaborateurs ou bénévoles de Greenpeace ont été entendus par la police, pour leur participation à des manifestations  pacifiques...

Laprésence à Dendermonde, aux côtés deGreenpeace, de représentants de la Plate-formepour la liberté d'expression cristalliseles craintes rencontrées dans le monde associatif et syndicalquant au droit de mener des actions de protestation en Belgique. Lacondamnation d'une association pour avoir fait usage de son droitlégitime de protestation serait perçue par tous commeun précédent dangereux.

«Toutesnos actions de protestation s'inscrivent,précise Peter De Smet, directeur général deGreenpeace, dansune réflexion en profondeur sur des problématiquesenvironnementales planétaires. En Belgique, 110.000sympathisants ont mandaté Greenpeace pour défendre desidées novatrices auprès des industriels ou desdirigeants politiques. La riposte juridique que réservesystématiquement Electrabel à nos revendications enmatière d'énergie ne contribue pas àl'émergence d'un débat de sociétésain. Ce n'est pas sur les bancs d'un tribunal que l'on peuttrouver une réponse adéquate aux changementsclimatiques. »

Lesaccusations portées par Electrabel à l'encontre d'uneassociation menacent un droit démocratique fondamental: laliberté d'expression.C'estpourquoi Greenpeace fera état de son intention de ne pas selaisser museler à l'entame du procès de Dendermondeet poursuivra par ailleurs son action pour refondre en profondeur lepaysage énergétique.

Verdirl'image d'Electrabel...

« C'estavec étonnement que nous avons reçu un courrierd'Electrabel nous proposant de modifier notre communication àleur encontre et d'abandonner les plaintes au civil contre un eurosymbolique(2). Nous avons établi un classement desfournisseurs d'électricité en respectant uneméthodologie approuvée par des experts indépendants.Nous ne changerons pas de méthodologie pour verdir l'imaged'Electrabel et éviter des poursuites judiciaires (3)… Unefois encore, Electrabel refuse de tenir compte du point de vue deceux qui nous soutiennent et qui espèrent léguer uneplanète correcte aux générations futuresnotamment par la production d'électricité àgrande échelle, plus respectueuse de l'environnement.»

Greenpeaceet les représentants de la Plate-formepour la liberté d'expressionqui seront présents à Dendermonde espèrent quel'attitude procédurière d'Electrabel seraconsidérée comme elle se doit : une perte de tempspour tous et une menace pour la démocratie.

Notes: 1) Le texte fondateur de la Plate-forme pour la liberté d’expression – juin 2007 – est actuellement signé par plus de 180 associations : http://www.greenpeace.org/belgium/fr/press/reports/liberte-d-expression2) http://www.greenpeace.org/electrabel-fr 3) http://www.greenpeace.org/electriciteverte/