Au ministère de l’Energie, les études passent et le climat trépasse!

Plaidoyer pour le ‘relooking énergétique’ des bâtiments publics

Communiqué de presse - 30 juin, 2005
Après leur action hier à la centrale au charbon de Mol, une douzaine de militants de Greenpeace se sont rendus cet après-midi chez le ministre de l’Energie et de l’Economie, Marc Verwilghen. Greenpeace lui demande de faire preuve de bon sens et de mettre rapidement en place des mesures d’efficacité énergétique. De telles mesures permettent de fermer, à court terme (2 ans), la moitié de nos centrales à charbon et le doyen des réacteurs nucléaires (Doel 1). Elles permettront également à notre pays de préserver son économie et de garantir la sécurité de son approvisionnement en énergie.

Une douzaine de militants de Greenpeace se sont rendus chez le ministre de l’Energie et de l’Economie, Marc Verwilghen, pour lui remettre un expemplaire de l'étude sur l'éfficacité énergétique.

Avecson action à Mol, Greenpeace soulignait l’incompatibilitéentre une production électrique au départ de charbon etles exigences de la lutte contre les changements climatiques. Enparallèle, Greenpeace publiait une étude (1) évaluantle potentiel d'économies d'électricitéréalisables en 2 ans en Belgique à 12% de laconsommation d'électricité (30% à moyen terme).

Ceschiffres viennent confirmer les conclusions d’autres études,dont celle du Fraunhofer Institute (2), réalisée àla demande du précédent ministre de l'Economie, àsavoir que la Belgique peut atteindre ses objectifs de Kyoto et allerbien au-delà tout en sortant du nucléaire et sansporter atteinte à l’économie… 

"Leministre Verwilghen néglige les outils préparéspar son prédécesseur et, pour justifier son manqued’initiatives à court terme, tente de gagner du temps enattendant les résultats d’une nouvelle étude. Cetteétude, centrée sur l’horizon 2030, ne sera pas prêteavant un an… Or, chercher à gagner du temps, c’est enperdre ! souligne Jean-François Fauconnier, de lacampagne Climat de Greenpeace. Tant que les centrales àcharbon continuent à fonctionner, celles-ci émettentdes millions de tonnes du CO2.Consommer moins nous permettra de ne plus avoir recours à desmodes de production polluants.»

Commele souligne l'étude présentée par Greenpeace,la réalisation de ce potentiel ne dépend pas deconsidérations techniques, mais avant tout de la volontépolitique. Les militants de Greenpeace ont donc remis l'étudeà celui qui détient le pouvoir de la mettre enpratique. Parmi l'arsenal des mesures à mettre en oeuvrefigure le 'relooking énergétique' des bâtimentspublics (3) notamment dans le cadre des marchés publics,mesures fiscales, etc..

Greenpeacedemande au ministre de l'Energie Verwilghen une mise en oeuvrerapide de mesures d'efficacité énergétique etun engagement concret visant à fermer le plus rapidementpossible la moitié des centrales à charbon que compteencore notre pays, et l'entièreté de celles-ci pour2012 au plus tard.

Notes: 1)'Potential of short-term energy efficiency and energy saving measures in Belgium', E-ster, mai 2005. Le rapport est disponible sur http://www.greenpeace.be.2)Gestion de la demande d'énergie dans le cadre des efforts à accomplir par la Belgique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, Fraunhofer Institute for systems and innovation research, 31 mai 2003. Disponible via l'adresse : http://www.greenpeace.org/raw/content/belgium/fr/press/reports/rapport-gestion-de-la-demande.pdf33)En janvier 2005, Greenpeace a parcouru les capitales européennes pour y analyser l’état de l’isolation dans divers bâtiments publics et privés. A cette occasion, Greenpeace a réalisé une thermographie du cabinet du ministre fédéral de l’Energie. Celle-ci montre que si le bâtiment, de construction ancienne, est relativement bien isolé, ses châssis de fenêtres laissent perdre plus de chaleur que les vitres elles-mêmes.