Investir dans les renouvelables est plus rentable que de carburer aux énergies fossiles !

Un nouveau rapport de Greenpeace et de l'EREC contredit les conclusions de la Commission 2030

Communiqué de presse - 6 juillet, 2007
Greenpeace et l’European Renewable Energy Council (EREC) publient aujourd’hui un rapport intitulé « Futu(r)e Investment – A sustainable Investment, Plan for the power sector to save the climate » (1). Ce rapport démontre que le secteur de l’électricité pourrait économiquement réduire ses émissions de CO2 de 60% (à l’horizon 2050). Pour y arriver, les énergies renouvelables devraient représenter 70% de la production électrique mondiale. Un investissement planétaire annuel de 22 milliards de dollars rendrait cette évolution économiquement possible. L’investissement à consentir étant largement compensé par les économies annuelles – estimées à 202 milliards de dollars - réalisées en réduisant l'utilisation des combustibles fossiles (gaz, charbon et pétrole) dans la production d'électricité. Contrairement à ce que le rapport de la Commission 2030 sous-entend, le passage vers les renouvelables est financièrement viable…

La (r)évolution vers une production énergétique largement renouvelable (énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique et biomasse) est écologiquement et économiquement fondée. Cette option implique l'abandon des investissements dans des énergies polluantes et dangereuses comme le charbon ou le nucléaire.

Le rapport publié conjointement par Greenpeace et l'EREC vient étayer les conclusions d'un rapport précédemment publié par Greenpeace (2) démontrant comment on peut réduire de moitié les émissions planétaires de CO2 (à l'horizon 2050) en tablant sur les renouvelables et l'efficacité énergétique.

« Plus personne ne met l'urgence climatique en doute. Seulement, on tergiverse encore à l'idée de révolutionner notre approvisionnement énergétique, conclut Fawaz Al Bitar, responsable de la campagne 'Climat' de Greenpeace. Ce nouveau rapport, nous permet de rassurer les derniers sceptiques, le coût de la (r)évolution renouvelable sera largement compensé par ce que nous ne dépenserons pas en combustibles fossiles dans des centrales généralement obsolètes.»

La révolution énergétique préconisée par Greenpeace - et détaillée dans son rapport - est envisageable moyennement un investissement planétaire annuel supplémentaire de 22 milliards de dollars, à compenser par 202 milliards économies annuelles sur les combustibles fossiles.

Selon l'EREC, le marché planétaire de l'éolien représentait en 2006, 18 milliards d'euros. Quant à l'ensemble du secteur des renouvelables, il représentait 50 milliards de dollars.

Selon les estimations des scénarios énergétiques publiés par Greenpeace (et calculés par l'institut DLR, centre allemand d'aérospatiale), les renouvelables représenteront en 2030 quelque 288 milliards de dollars.

« Le secteur des renouvelables est prêt à répondre aux besoins énergétiques de la planète, affirme Oliver Schäffer de l'EREC. Ce qui manque, c'est la volonté politique. Les décisions prises dans les prochains mois, affecteront notre production électrique jusqu'en 2050. Pour contrer la menace climatique, nous n'avons pas d'autre choix que celui des renouvelables. »

Les conclusions du rapport publié conjointement par Greenpeace et l'EREC devraient à ce titre, convaincre le futur gouvernement belge qu'il est écologiquement et économiquement salutaire d'investir dans les renouvelables et de tourner le dos aux énergies fossiles ou nucléaire. Une conclusion qui invalide les options prônées par la Commission 2030 pour laquelle la sortie du nucléaire est tout bonnement impayable…