L'UE peut sauver Copenhague, des militants de Greenpeace le rappellent aux dirigeants européens

Communiqué de presse - 11 décembre, 2009
Malgré la sévérité des contrôles, des limousines de Greenpeace ont rejoint le Sommet européen qui se tient actuellement à Bruxelles et ce, afin de rappeler aux leaders UE l'importance que la hauteur de leurs engagements représente pour la réussite de Copenhague. Un convoi de trois limousines, transportant 11 militants s'est présenté à l'entrée VIP du Conseil européen alors que les délégations officielles faisaient leur entrée. C'est depuis le tapis rouge traditionnellement emprunté par les chefs d'Etats européens qu'ils ont déployé une banderole statuant que l'Union européenne devait sauver Copenhague : “EU: save Copenhagen”. Ils ont également demandé de pouvoir remettre un projet de traité sur le climat réellement efficace.

"En matière de leadership sur le climat, l'Union européenne est en train de perdre la main. Or, nous voulons affirmer que les leaders européens peuvent reprendre la direction des opérations. Les décideurs politiques doivent cesser de tergiverser et renforcer leurs engagements pour aligner les objectifs de réductions d'émissions de gaz à effet de serre sur les recommandations des scientifiques, commente Eloi Glorieux de la campagne Climat/Europe de Greenpeace. Sans l'Europe, les progrès engrangés depuis Kyoto n'auraient pas pu avoir lieu. Le leadership européen ne devrait pas faiblir dans sa détermination de prévenir les suites catastrophiques des changements climatiques. "

Greenpeace invite les dirigeants européens à profiter du Sommet européen pour se donner la possibilité de faire passer leur engagement de réductions de GES de 20 à 30% (année de référence 1990). Cet engagement européen pourrait préparer le chemin vers un accord à Copenhague qui pourrait propulser les pays industrialisés vers un objectif de 40%, càd un objectif en phase avec les recommandations des scientifiques.

Alors que l'Union européenne renâcle à la tâche, des pays riches comme le Japon ou la Norvège se sont engagés à des réductions d'émissions de 25% et 40%. Des pays en voie de développement comme la Chine, le Brésil, l'Indonésie et l'Afrique du Sud ont également annoncé des actions ambitieuses en faveur du climat.

"Tout surcroît d'ambition au niveau européen pourrait être perçu comme un moment particulier dans le déroulement des négociations sur le climat et pourrait initier un changement réel dans la position des Etats-Unis. Après des semaines de dépression, les négociations reprennent vigueur. Un pas en avant de la part de l'UE pourrait faire pencher la balance et conduire à un accord international contraignant, à temps pour la trève de Noël, conclut Eloi Glorieux."