Les ministres de l´Environnement ouvrent la voie vers un Sommet européen du printemps prometteur

Verhofstadt se désolidarise de l´effort des 25

Communiqué de presse - 10 mars, 2005
Malgré le blocage de pays comme l´Italie et le Portugal, et la position déplorable de la Belgique, téléguidée par Guy Verhofstadt, les ministres européens de l´Environnement viennent d´envoyer un signal fort aux chefs d´Etat appelés à se prononcer sur la politique climatique européenne, notamment lors du prochain Sommet du printemps (22 et 23 mars 2005).  Greenpeace se réjouit que le Conseil européen recommande, pour les pays industrialisés, des réductions d´émissions de gaz à effet de serre (GES) allant jusqu´à 30% d´ici 2020 et 80% d´ici 2050.  Seules des réductions de cet ordre permettront de maintenir l'augmentation de la température planétaire sous la barre des 2ºC et de nous éviter bien des déboires climatiques.

Plus de 60 enfants et adolescents on rencontré le ministre de l?Environnement Bruno Tobback et le Premier ministre Guy Verhofstadt dans le Parc de Bruxelles.

La Belgique a défendu une position pour le moins ambiguë : soutenir un objectif de réduction des GES ambitieux (60 à 80% d'ici à 2050) à long terme et, en même temps, refuser un objectif intermédiaire (2020) suffisamment costaud pour permettre la concrétisation de l'objectif défini à long terme. Les Régions wallonne et flamande, à l'origine de cette incohérence, ont trouvé en Guy Verhofstadt un allié de choix…

Pour Jean-François Fauconnier, spécialiste du climat pour Greenpeace, « la position défendue aujourd'hui par la Belgique est incompréhensible. Comment peut-on prôner les nécessaires réductions d´émissions à long terme et refuser d´en définir les étapes intermédiaires ? Est-ce une manière détournée d'avouer son manque de préparation ou une manœuvre supplémentaire pour retarder la mise en place de mesures redoutées par certains secteurs industriels ? »

Greenpeace exhorte les chefs d´Etat qui doivent se réunir lors du Sommet européen du printemps à développer une politique climatique menant à l´adoption d´objectifs contraignants de réduction des émissions dans l´Union européenne d´au moins 30% d´ici 2020 (par rapport à 1990).

Pour Jean-François Fauconnier, « les ministres européens de l´Environnement ont semé l´espoir en matière de protection du climat. Il incombe à présent aux chefs d ´Etat de mener ces semailles à bien en confirmant sur le long terme le leadership européen. Nous espérons que le Premier ministre Verhofstadt saisira enfin cette occasion pour assumer ses responsabilités face aux générations futures qui, sans la mise en place rapide d'une politique de lutte contre les changements climatiques digne de ce nom, paieront l'immobilisme d'aujourd'hui.»