Toujours sans solution pour les déchets radioactifs ad vitam...

Communiqué de presse - 9 juin, 2010
Une nouvelle série de transports radioactifs est annoncée en Campine où des déchets radioactifs doivent être rapatriés de La Hague (France) vers le site de Belgoprocess à Dessel. Le premier de ces transports est attendu entre le 15 et le 19 juin. Greenpeace suivra de près l'évolution de ces transports de déchets radioactifs compactés qui resteront radioactifs pendant de très nombreux siècles.

Les déchets proviennent des opérations de retraitement opérées sur du combustible radioactif usé provenant des centrales nucléaires de Doel et de Tihange. Le retraitement de ces déchets se fait à La Hague (Normandie) et constitue une des opérations les plus polluantes de toute le processus de fabrication de l'énergie nucléaire. Le retraitement des déchets se traduit par la production de déchets radioactifs secondaires et par le dumping en mer de certains comme par la libération de radioactivité dans l'atmosphère.

Le retraitement – que l'on a longtemps présenté comme une manière de gérer les déchets radioactifs – ne fait en réalité que renforcer le problème qu'ils constituent. La radioactivité des déchets compactés revenus, comme bien d'autres, de La Hague sera perceptible encore pendant des centaines de milliers d'années.

Greenpeace n'est pas opposée au principe que tous les pays producteurs de déchets radioactifs doivent en assumer seuls la responsabilité. Les déchets n'auraient jamais dû être envoyés pour retraitement à La Hague. Ce «carroussel nucléaire» s'accompagne toujours d'énormes risques en matière de sécurité.

La mesure la plus urgente à prendre est de stopper le plus rapidement possible la production des déchets radioactifs avec des durées de vie aussi ingérables. Ce type de déchets proviennent quasi exclusivement d'installations liées avec l'énergie nucléaire comme les centrales nucléaires, les usines de combustibles nucléaires et les usines de retraitement..

C'est pourquoi Greenpeace appelle les partis politiques à consolider la loi de sortie du nucléaire dans le futur accord gouvernemental. Ceci signifie que les centrales nucléaires doivent être définitivement fermées après 40 années de fonctionnement et que la durée de vie des plus anciens réacteurs ne doit pas être prolongée. Cette fermeture de nos plus anciens réacteurs prévue en 2015 peut être envisagée sans aucun problème d'approvisionnement.