Futur énergétique durable : possible sans surcoût...

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Actualité - 15 décembre, 2011
Un futur énergétique basé sur des sources renouvelables, c'est parfaitement possible. En plus, cela ne coûterait pas plus que de maintenir le système actuel basé sur la combinaison polluante de réacteurs nucléaires et de centrales fonctionnant aux énergies fossiles. C'est ce qui ressort d'un rapport de la Commission européenne qui détaille différents scénarios énergétiques pour les 40 prochaines années.

La Commission propose de définir de nouveaux objectifs pour les énergies renouvelables à l'horizon 2030. Malheureusement, elle ne va pas jusqu'à se distancier totalement du charbon et du nucléaire. Le parc énergétique européen doit d'urgence être réactualisé. C'est précisément ce lifting qui est à la base de l'Energy Roadmap 2050 que la Commission publie ce 15 décembre.

Cinq pistes

On y trouve cinq pistes pour l'avenir. Pour chacune de ces pistes, une diminution de 85% des gaz à effet de serre est envisagée, au départ d'une source d'énergie spécifique. Ainsi, on y élabore un scénario « Renouvelables », un autre « Economies d'énergie ». Un troisième scénario est consacré au nucléaire, un quatrième explore le potentiel des énergies fossiles combinées à des techniques comme le captage et stockage du CO2 (cette opération consiste à récupérer le CO2 avant qu'il ne soit libéré dans l'atmosphère). Le dernier scénario considère un mix de technologies. L'étude tient également compte des coûts tels que le prix de l'électricité et du combustible, des dépenses à consentir pour économiser l'énergie ou d'autres investissements structurels.

Il est à noter que cette étude évalue les coûts avec un biais favorable au nucléaire et au captage et stockage de CO2. Et malgré cette évaluation tronquée, les investissements nécessaires pour les cinq scénarios sont pratiquement identiques. De plus, ces scénarios ne seraient pas plus onéreux que le maintien du système énergétique actuel.

Energies renouvelables : indispensables !

Selon l'étude de la Commission, la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale (càd qui couvre nos besoins en chaleur, électricité et transports) pourrait osciller – selon le scénario - entre 55 et 75% à l'horizon 2050. Si l'on se penche sur les chiffres avancés pour le seul secteur de l'électricité, la part des renouvelables pourrait s'élever jusqu'à 97%. Dans le scénario « Renouvelables », la part du nucléaire et du charbon est réduite à une portion congrue : respectivement 1,5% et 1% de la consommation totale d'énergie.

Conclusion : un système énergétique moderne peut facilement fonctionner sans nucléaire et charbon tandis que les pistes de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables sont incontournables.

Pour Greenpeace, il est réjouissant de constater que les renouvelables occupent une place de choix dans la feuille de route énergétique proposée par la Commission européenne. Il est également de bon aloi qu'il ne faudra pas investir plus pour réorienter le paysage énergétique européen vers une plus grande durabilité.

C'est désormais au Parlement européen et aux États membres à tirer les leçons de l'étude de la Commission et de commencer par se fixer des objectifs ambitieux pour le moyen terme, à savoir 2030.

Qui sait ? Ce futur est peut-être plus proche qu'il n'y paraît...

Consultez notre briefing relatif à la Energy Roadmap 2050, disponible en anglais.

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