Des activistes de Greenpeace campent une plateforme de Shell

Actualité - 12 avril, 2015
12 avril 2015 (mise à jour) - Les six activistes de Greenpeace ont quitté la plateforme "Polar Pioneer", 123 heures et 35 minutes après y avoir débuté une action contre les activités pétrolières de Shell en Arctique. Une décision qu'ils ont prise de leur plein gré, motivée notamment par l'évolution des conditions météorologiques en mer. Aliyah, Johno, Andreas, Miriam, Zoe et Jens ont désormais rejoint l'équipage de l'Esperanza et vous remercient tous pour votre soutien !

10 avril 2015 (mise à jour) - Plus de 85 heures se sont écoulées depuis le début de notre action en plein Océan Pacifique. Et nos six activistes, toujours aussi déterminés à l'idée de dénoncer le danger représenté par les forages pétroliers de Shell, demeurent à bord de la plateforme "Polar Pioneer". Ils ne sont d'ailleurs pas encore près de la quitter !

Continuez à les suivre et à les encourager ici ou via Twitter avec le hashtag #TheCrossing.

7 avril 2015 - Six activistes de Greenpeace ont embarqué à bord d’une plateforme pétrolière de Shell en plein Océan Pacifique, à 1200 km au nord-ouest d’Hawaï. Partie de Seattle (Etats-Unis), la plateforme de 38.000 tonnes était en route pour l’Arctique.

Cette action de l’organisation environnementale intervient à la suite d’une décision pour le moins controversée du Ministère des Affaires étrangères américain qui, la semaine passée, a autorisé Shell à reprendre les forages pétroliers au large de l’Alaska.

Les six activistes – originaires des Etats-Unis, d’Allemagne, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Suède et d’Autriche – ont décidé de camper quelques jours sur les lieux. Ils ont déployé au bas du pont principal de la plateforme une bannière avec les noms des millions de citoyens du monde entier qui s’opposent aux forages pétroliers en Arctique. Equipés de moyens de technologie modernes, les six activistes peuvent communiquer avec les sympathisants de Greenpeace et, plus globalement, avec le monde extérieur tandis que le navire Esperanza, situé à plus de 500 miles nautiques, leur apporte tout le soutien nécessaire.

"Si nous menons cette action aujourd’hui, c’est parce que Shell a reçu le feu vert pour reprendre, dans moins de 100 jours, ses activités pétrolières en Arctique. Mais nous, nous voulons protéger cette magnifique région à tout prix, pour les générations futures et pour toutes les formes de vie qu’elle abrite", dit l’activiste néo-zélandais Johno Smith. "Le monde doit voir le vrai visage de Shell, une entreprise qui assimile le changement climatique à une opportunité de générer encore plus de profit. Shell a déjà causé suffisamment de dégâts, il faut l’arrêter. Et elle n’est pas la seule : d’autres compagnies pétrolières cherchent aussi le profit en Arctique, quitte à détruire notre planète."

La "Polar Pioneer" est l’une des deux plateformes que Shell vise à utiliser cette année pour concrétiser ses ambitions arctiques. Une plateforme qui s’est élancée de Seattle - ville portuaire qui servirait de base à Shell, malgré de nombreuses vagues de protestation à Seattle et aux alentours - avant de naviguer en mer des Tchouktches.

Les six activistes, qui n’interféreront pas dans la navigation fluviale et dans le fonctionnement de la plateforme pétrolière, sont : Aliyah Field (27, Etats-Unis, @aliyahfield), Johno Smith (32, Nouvelle-Zélande, @nonstoperjohno), Andreas Widlund (27, Suède, @widlundandreas), Miriam Friedrich (23, Autriche, @mirifriedrich), Zoe Buckley Lennox (21, Australie, @zoevirginia) et Jens Loewe (46, Allemagne, @jens4762).

Vous pouvez suivre leur action et les soutenir ici.
Ou sur Twitter : #TheCrossing