Introduction - Stop Climate Change Here

Page - 7 décembre, 2009
Une banderole Greenpeace portant le texte 'Stop Climate Change Here' accueille toutes les délégations qui arrivent à l’aéroport de Copenhague – un message qui ne laisse aucune marge à l’interprétation. Espérons que c’est exactement ce que tous ces politiciens et délégués sont venus faire ici, afin que la gigantesque empreinte écologique de la conférence soit quelque peu justifiée.

Une banderole Greenpeace portant le texte 'Stop Climate Change Here' accueille toutes les délégations qui arrivent à l’aéroport de Copenhague.

Les rumeurs et la communication de ces derniers temps suscitent parfois des doutes à ce sujet: cela fait des semaines qu'on s'occupe du processus au lieu de s'occuper du contenu. Les négociations vont-elles déboucher sur un texte juridique ou sur un document politique contraignant? Dans ce dernier cas, on pourra sans hésiter dire que le texte sera contraignant tant que les chefs politiques qui l'auront signé seront au pouvoir. Pour nous, il est clair comme de l'eau de roche que le résultat de Copenhague doit être juridiquement contraignant.

Les spéculations vont également bon train quant à la poursuite des négociations, car il est évident qu'il n'y aura pas d'accord complet. Allons-nous les poursuivre encore de 6 mois, voire de 12? Dans ce cas, la présidence belge de l'Europe risque d'avoir de quoi se mettre sous la dent! Les messages contradictoires pleuvent ces derniers jours.

Une troisième tactique utilisée depuis longtemps par les différentes parties pour détourner l'attention du véritable problème, c'est de revoir à la baisse les attentes pour Copenhague.

C'est pourquoi il est si important de rappeler au monde le fin fond de l'affaire: il s'agit de maintenir le réchauffement de la planète autant que possible sous les 2°C. C'est ce que dit la science et aucun petit jeu politique ne peut rien changer à cette réalité. Pour obtenir ce résultat, il n'y a qu'une seule solution: les pays industrialisés doivent réduire d'au moins 40% leurs émissions de gaz à effet de serre, les pays en développement doivent faire un effort et s'écarter de 15-30% du scénario business as usual scenario et des moyens financiers suffisants doivent être mis sur la table pour les y aider. En ce moment, nous sommes très loin du compte.

Espérons que nos dirigeants politiques auront le courage de regarder la réalité en face et de renforcer leurs ambitions au lieu de les réduire. En route pour le dernier round, provisoire, des négociations climatiques!

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