19 décembre : une fin très théâtre de l'absurde

Page - 19 décembre, 2009
Entre les années 1940 et 1960, il arrivait qu'au théâtre, des créateurs désireux de décrire les réactions des hommes par rapport à leur environnement les croquent comme s'ils étaient des marionnettes, manipulées par une force obscure et invisible. C'est un peu à ce genre de spectacle que l'on a assisté aujourd'hui au Bella Center. On se serait cru au beau milieu d'une pièce de Beckett, "En attendant Godot" par exemple. A la tombée de la nuit, on ne se serait toutefois plutôt cru au beau d'un remake du Retour des morts vivants.

Trop de bla, bla...

L'annoncedu soi-disant 'accord de Copenhague' a plongé le centre deconférence dans une atmosphère de chaos. Et cette sensation aperduré tout au long de la nuit de vendredi à samedi et elle nes'est pas estompée pendant cette journée de clôture. Certains ontdû visionner les vidéos des discussions de la nuit pour se souvenirde ce qui s'était dit et ce sur quoi ils s'étaient mis d'accord.

Et,on ne peut pas dire qu'ils discutaient de pécadilles : la prochaineréunion au sommet débouchera-t-elle enfin sur un accordcontraignant ?

Est-ceque ce n'est pas suffisament clair que sans accord contraignant, pasde salut ? La science démontre le pourquoi. Les nouvellestechnologies ne demandent qu'à se développer et nous à apportertoute une gamme de solutions. En somme, ce qui manque, c'est encoreet toujours la volonté politique. Ok, on va remettre le couvert maisce n'est toujours pas clair dans quels délais. En juillet-août ? Endécembre ?

EtObama qui parle d'un pas en avant historique ! Le premier pas àmarquer d'une pierre blanche, c'était Kyoto. Copenhague ne luiarrive pas à la cheville. Si cette conférence entre dansl'histoire, c'est bien pour avoir été une occasion manquée deconclure un accord permettant de faire face correctement auxchangements climatiques. Reste à espérer que la période deréflexion qui s'annonce pour les prochains mois permette auxpolitiques de réaliser que nous ne pouvons absolument pas nouspermettre de risquer une augmentation des températures planétairesde 3°C et que le théâtre de l'absurde qu'ils nous ont proposé àCopenhague n'aura plus sa place dans les prochaines phases denégociations.