Ministres européens « privés de sortie » par 340 militants

Actualité - 10 mars, 2009
340 militants de Greenpeace, originaires de 20 pays, se sont mobilisés autour du Juste Lipse pour obtenir des ministres européens des finances les fonds permettant aux pays en voie de développement de faire face aux changements climatiques. L'objectif de l'action menée ce matin est d'obtenir de l'Union européenne un engagement chiffré et un mécanisme de financement concret.

Militants de Greenpeace se sont mobilisés autour du Juste Lipse pour obtenir des ministres européens des finances les fonds permettant aux pays en voie de développement de faire face aux changements climatiques.

Dernières nouvelles: l'action est terminée et tous les militants ont été arrêtés. Le directeur des campagnes, l'attachée de presse et le coordinateur des bénévoles du bureau belge de Greenpeace ont également été arrêtés. Les militants sont parvenus à bloquer l'entrée du bâtiment pendant deux heures.

Les ministres européens des finances sont réunis aujourd'hui à Bruxelles pour discuter du soutien à fournir par les pays industrialisés aux nations en développement pour leur permettre de faire face aux changements climatiques. Les décisions prises aujourd'hui influenceront directement la positionde l'Union européenne lors du Sommet des Nations unies, en décembre2009 à Copenhague.

Les ministres européens des finances consacrent des centaines de milliards d'euros publics au sauvetage des banques et de leurs dirigeants mais ils n'avancent toujours pas un centime d'euro lorsqu'il s'agit de soutenir financièrement notre réponse à la crise climatique. Si la planète était une banque, il y a longtemps qu'on l'aurait sauvée de la faillite.

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et faire face aux impacts inévitables des changements climatiques, les pays en voie de développement ont besoin d'une allocation des pays riches qui devra évoluer jusqu'au moins 110 milliards d'euros par an en 2020 et compléter les fonds de la coopération au développement.

Nos dirigeants n'ont pas réagi aux signes avant-coureurs de la crise financière et nous en payons tous le prix. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de commettre la même erreur avec la crise climatique. Si nous ne voulons pas y laisser la planète, il faut investir massivement et sans attendre pour éviter l'emballement des changements climatiques.

Pour réunir les sommes nécessaires, Greenpeace soutient l'idée d'une répartition imposant un prix aux émissions de gaz à effet de serre et demandant aux pays industrialisés de payer pour leur empreinte carbone.

Envoyez un e-mail au Premier Ministre Polonais

Le gouvernement polonais n'entend pas prendre ses responsabilités face aux changements climatiques et cherche à éviter toute contribution financière. La pression internationale peut aider à convaincre le Premier ministre polonais de ne pas bloquer les accords sur le climat.