Hongrie: Greenpeace sur les lieux du délit environnemental

Actualité - 11 octobre, 2010
Au lendemain de la marée rouge en Hongrie, une équipe de spécialistes de Greenpeace s’est rendue sur les lieux de la catastrophe. Ils ont prélevé des échantillons de boue toxique qui s'est répandue lorsque le réservoir d'une usine d'aluminium a cédé.

Des spécialistes de Greenpeace prélèvent des échantillons de boue toxique dans le village hongrois de Kolontar.

Alors que les experts de Greenpeace sont toujours à pied d’œuvre dans le golfe du Mexique, souillé par une marée noire désastreuse, une autre équipe s’est rendue début octobre en Hongrie, où une marée de boue rouge a déferlé sur l’ouest du pays, faisant huit morts. Objectif de telles missions : prêter main forte aux populations locales mais aussi, dénoncer l’ampleur d’une pollution que trop souvent, les autorités et les industriels responsables du délit tentent de minimiser, voire de taire.

En Hongrie, les spécialistes de Greenpeace ont prélevé des échantillons de boue rouge qu’ils ont ensuite fait analyser par un laboratoire indépendant. Ces analyses ont révélé des taux de concentrations anormalement élevés de certaines substances toxiques, dont l’arsenic et le mercure. Cette pollution présente un risque à long terme pour les écosystèmes, notamment pour les sources d’eau potable.

Greenpeace a divulgué ces données, estimant qu'il est essentiel d’informer victimes et citoyens des risques, tout en dénonçant l’attitude du gouvernement qui tente par tous les moyens de cacher la gravité de la marée rouge.