La première plate-forme de forage est en route pour le pôle Nord

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Actualité - 28 avril, 2011
En janvier dernier, nous écrivions que l’année 2011 allait être une année cruciale pour la région du pôle Nord. Et en effet, regardez ce qui s'y passe : la première plate-forme de forage géante est déjà en route vers l’un des derniers espaces sur terre encore laissés quasiment sauvages. Comme tout le monde le sait, les compagnies pétrolières trépignent d’impatience pour aller exploiter les réserves de pétrole aux environs du pôle Nord. Heureusement, cette année est aussi placée sous le signe de la lutte contre ces dangereux forages dans les fonds marins.

Greenpeace stoppe une plate-forme de forage au large de la Turquie.

La semaine dernière, des activistes de Greenpeace sont parvenus à monter à bord du Leiv Eiriksson, la deuxième plus grande plate-forme de forage au monde. Ce géant de 53 000 tonnes navigue actuellement à destination du Groenland et le grand Nord pour y effectuer des forages de reconnaissance à la recherche de pétrole. Les membres de Greenpeace sont parvenus à escalader la plate-forme et à la stopper pendant quelque temps, mais en raison du mauvais temps, ils ont été contraints de mettre fin prématurément à leur opération.

L’action s’est déroulée quelque part entre la mer de Marmara et la mer Egée, près de la Turquie. « Nous essayons de protéger un des écosystèmes les plus précieux de la planète contre ces forages risqués. Cette plate-forme peut et doit être arrêtée, avant qu’il ne soit trop tard. Si une catastrophe devait se produire, à l’instar de celle de Deepwater Horizon survenue l'année passée dans le golfe du Mexique, le nettoyage de la zone serait impossible », explique Ben Ayliffe de Greenpeace.

Un cercle vicieux

Le Leiv Eiriksson a été affrété par le géant du pétrole Cairn Energy. Un nom qui vous est peut-être familier : l'été dernier, Greenpeace a occupé une autre plate-forme pétrolière de cette multinationale britannique. L'action avait également eu lieu dans la baie de Baffin près du Groenland, où cette plate-forme va opérer. Cette région est l'habitat de narvals, de rorquals bleus, d'oiseaux marins et d'ours polaires et doit déjà faire face aux conséquences du changement climatique. Pomper davantage de pétrole signifie également en brûler davantage et donc produire davantage de gaz à effet de serre, qui contribuent à leur tour au réchauffement de la planète.

Comment faire pour rompre ce cercle vicieux ? Si l’on veut sauvegarder la région du pôle Nord, des mesures doivent être prises pour mettre progressivement un terme à notre dépendance au pétrole. Les milliards d’euros qui sont aujourd’hui injectés dans l’exploitation de pétrole qui pollue la planète doivent plutôt être investis dans une (r)évolution énergétique, dans le développement de nouvelles voitures plus économes en carburant et de technologies propres. De telles décisions ne seraient pas uniquement porteuses de bonnes nouvelles pour la région du pôle Nord et le climat, mais permettraient également la création d’emplois écologiques et d’industries durables.

Regardez ici le petit film de Nouvelle-Zélande (en anglais) concernant les problèmes liés au pétrole :


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