La preuve par le sang?

Greenpeace analyse le sang des trois ministres régionaux de l'Environnement pour y quantifier la présence de substances toxiques

Actualité - 7 octobre, 2004
Madame Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l'Environnement, est l'un des trois ministres régionaux de l'Environnement à avoir accepté de donner son sang pour y quantifier la présence de substances toxiques. Les analyses de sang portent sur quatre familles de substances chimiques, à savoir les alkylphénols, les phtalates, les retardateurs de flamme bromés et les organoétains. Des études réalisées plus tôt dans l'année avaient déjà révélé la présence de quantités importantes de substances toxiques dans les poussières des habitations en Belgique.

Le ministre Huytebroeck participe à l'analyse scientifique de Greenpeace

« Nous offrons aux ministres de l'Environnement la possibilité de fournir la « preuve vivante » qu'il existe un problème de pollution chimique », déclare Fawaz Al Bitar de Greenpeace. « Les substances analysées sont particulièrement préoccupantes pour la santé humaine ». Ainsi, les alkylphénols perturbent le système hormonal, sont toxiques pour la reproduction et détériorent l'ADN humain. Les phtalates sont également toxiques pour la reproduction, affectent par ailleurs le foie et peuvent provoquer de l'asthme chez les enfants. Les résultats des analyses sont attendus d'ici quelques semaines.

Greenpeace mène campagne pour l'inclusion du principe de substitution dans la nouvelle législation européenne en matière de substances chimiques (dénommée REACH). Selon ce principe, les substances toxiques doivent être remplacées par des alternatives plus sûres. Cliquez ici pour consulter la brochure de Greenpeace sur les substances toxiques.