Nucléaire: les Français en manque d’information … mais conscients du risque

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Actualité - 29 mars, 2012
Greenpeace publie aujourd’hui un sondage réalisé par l’institut CSA sur “les Français et le nucléaire”. Deux tiers des Français estiment qu’un accident nucléaire “aussi grave” que celui de Fukushima pourrait survenir en France et considèrent majoritairement (54%) qu’il est “possible de se passer” de l’atome. Mais surtout, 88 % des personnes interrogées disent n’être pas suffisamment informées des mesures à prendre en cas d’accident nucléaire.


Le poids du silence de l’industrie nucléaire et de l’État

L’un des résultats les plus marquants de ce sondage, c’est la prise de conscience par les Français de la possibilité d’un accident nucléaire majeur en France : 67% des sondés pensent qu’un accident comparable à celui du Japon pourrait avoir lieu.

Et une écrasante majorité d’entre eux (88%) se sent sous-informée sur les mesures à prendre en cas d’accident nucléaire. Sans surprise, puisque le monopole de l’énergie nucléaire en France ne résisterait pas à une information neutre et à une consultation des Français.

Et il est vrai que depuis 40 ans des gouvernements, de droite comme de gauche, refusent d’admettre la possibilité d’un accident et donc d’y préparer les Français, dont les 2/3 vivent à moins de 75 km d’un des 58 réacteurs du pays.

Nucléaire : les Français méfiants

Concernant la sûreté des centrales, les Français sont partagés sur le fait de savoir si elles sont plus sûres dans l’Hexagone qu’ailleurs: 48% estiment que oui mais ils sont autant à ne pas être d’accord. Ils sont en revanche très majoritaires (80% contre 18%) pour considérer que “la France est trop dépendante de l’énergie nucléaire et devrait diversifier ses sources d’énergie”.

La dépendance au nucléaire en question

54 % des sondés pensent ainsi qu’on pourrait “se passer du nucléaire” en développant les renouvelables et les économies d’énergie. Les Français souhaitent que la France diversifie ses sources d’énergie.

La Cour des comptes l’a démontré dans son rapport, et l’âge de nos centrales l’impose : des décisions cruciales devront être prise pendant le prochain quinquennat. Et cela devra se faire en accord avec les Français, manifestement plus conscients du risque nucléaire que les responsables politiques.

- Voir l’intégralité du sondage

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