Sortie du nucléaire : l’orange bleue contourne l’obstacle

Actualité - 3 août, 2007
Greenpeace dénonce les acrobaties des négociateurs de l’orange bleue pour contourner la loi de sortie du nucléaire votée en 2003. Les furturs partenaires gouvernementaux évoquent ainsi, sans aucune justification pertinente, une révision du planning de fermeture des centrales. Greenpeace considère qu’il serait inacceptable et injustifié que l’accord de gouvernement prévoit de facto une prolongation de la durée de vie des centrales, fût-elle limitée à certains réacteurs.

Centrale nucléaire de Tihange.

Contrairement à ce que laisse entendre la note du formateur, la sécurité d’approvisionnement du pays n’est nullement menacée. Au contraire : les projets de production d’électricité mis en œuvre ou planifiés depuis  2003 seront plus que suffisants pour compenser la fermeture des premiers réacteurs programmée pour 2015. La présence d’une telle mesure dans l’accord de gouvernement serait d’ailleurs en contradiction avec les positions défendues par les partis francophones et le VLD durant la campagne électorale au cours de laquelle libéraux et démocrates humanistes avaient insisté sur la nécessité d’organiser un débat sur l’approvisionnement énergétique avant toute décision.

L’accord conclu aujourd’hui prévoirait également l’instauration d’un prélèvement sur les bénéfices exceptionnels des exploitants des centrales. Greenpeace se réjouit de l’adoption de cette mesure mais s’inquiète toutefois des trop nombreuses zones d’ombres entourant cet accord de principe. Il semble en effet que ni les délais de mise en œuvre du prélèvement ni l’utilisation exacte des fonds récoltés ne soient à ce stade précisés. Un tel prélèvement sur les bénéfices exceptionnels doit être effectué dès aujourd’hui, et non à partir de 2015 et l’utilisation de ce fonds devra être entièrement consacré à l’efficacité énergétique et aux développment des sources d’énergie renouvelables.