L'Europe tarde toujours à s'engager financièrement pour payer sa "dette CO2"

Actualité - 20 mars, 2009
Comme il fallait le craindre, le Sommet de Printemps s'est achevé ce 20 mars, à Bruxelles sans que les leaders européens ne se soient mis d'accord sur un montant pour financer l'aide européenne octroyée aux pays en voie de développement pour faire face aux changements climatiques. Même si le principe de cette aide ne semble pas remis en question, cette frilosité à s'engager financièrement pourrait pénaliser davantage les pays du Sud. Sans cette marque de confiance, comment pourront-ils envisager sereinement de participer à l'effort international pour le climat?

Militants de Greenpeace se sont mobilisés, le 10 mars dernier, autour du Juste Lipse pour obtenir des ministres européens des finances les fonds pour les pays en voie de développement.

Le financement de la "dette CO2" par les pays industrialisés (dont l'Union européenne) doit faire l'objet de nouvelles discussions internationales, notamment dans le cadre de la prochaine réunion du G20 (forum économique qui réunit l'UE, des pays industrialisés comme les Etats-Unis et des pays émergents comme la Chine), à Londres. D'autres discussions auront lieu dans les mois qui suivent au niveau européen. Toutes ces négociations convergent vers les négociations internationales de Copenhague (décembre 2009) où il sera question de l'après-Kyoto.

Greenpeace a estimé que la part de l'Union européenne à l'effort international en vue d'aider les pays en voie de développement à faire face aux changements climatiques doit s'élever à 35 milliards d'€ par an d'ici 2020. La somme globale à réunir par les pays industrialisés étant de 110 millards d'€ par an pour cette date. Elle devrait être utilisée pour financer le maintien des forêts tropicales dans des pays comme la RDC, le développement à grande échelle des énergies renouvelables et l'adaptation aux changements climatiques déjà bien réels.