Le Belge prêt à renouveler son énergie !

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Actualité - 16 juin, 2009
La question de la sortie du nucléaire risque de refaire prochainement surface. Qu'en pensent les Belges? Pour tenter d'en savoir plus, Greenpeace a commandé un sondage Ipsos sur la fermeture des centrales nucléaires et les risques liés au nucléaire. 1000 personnes ont été interrogées en mai 2009 et constituent un échantillon représentatif de la population belge.

Moins de 2% de la population belge soutient l'énergie nucléaire

Fermeture des réacteurs belges

Il ressort de ce sondage que le Belge est prêt à jouer la carte des énergies renouvelables. Trois quarts de la population estiment que les renouvelables peuvent à terme remplacer le nucléaire. Pour  57% des Belges, un accident nucléaire grave est possible et 71% s'inquiètent des conséquences graves pour la santé des générations futures. L'attitude des Belges face à la sortie du nucléaire n'en reste pas moins ambivalente. Si 39% se déclarent « partisans du nucléaire », moins de 2% de la population opteraient de manière inconditionnelle pour cette énergie... En ce qui concerne la fermeture programmée en 2015 des trois premiers réacteurs belges, 40% y sont favorables et 37% opposés. Ce rapport semble s'inverser lorsqu'il s'agit des quatre réacteurs restants dont la fermeture est programmée entre 2022 et 2025 : 37% sont pour cette fermeture et 39% contre. Un sondé sur 4 ne se prononce pas sur ces questions. Compte tenu de la marge d'erreur de 3,1%, il est possible de conclure que la sortie du nucléaire rallie autant de partisans que d'opposants.

Plébiscite pour les renouvelables

Un élément qui émerge également du sondage concerne le prix et la fiabilité des énergies renouvelables. 3 sondés sur 4 pensent que l'énergie renouvelable peut à terme remplacer l'énergie nucléaire et choisiraient en priorité les renouvelables. Les personnes interrogées qui ne souscrivent pas à cette affirmation font référence essentiellement à l'indisponibilité des énergies renouvelables et à leur coût. Seuls 3% des sondés estiment que les renouvelables ne pourront pas remplacer le nucléaire parce qu'elles ne sont pas fiables.  Environ 11% des sondés pensent que les renouvelables ne peuvent pas prendre le relais du nucléaire parce que cette énergie serait plus chère. Ils ne semblent pas être informés du régime de faveur dont a bénéficié le nucléaire.

Une distorsion de la concurrence

Pendant 30 ans, les Belges ont largement contribué à financer l'amortissement des centrales nucléaires. Malgré ses bénéfices, Electrabel n'a pas restitué l'argent engrangé suite à l'amortissement rapide de ses centrales nucléaires aux consommateurs belges et des flux financiers sont à présent observés vers la France où se trouve la maison mère GDF-Suez. C'est pourquoi Greenpeace réclame une procédure permettant la récupération automatique d'au moins un milliard d'euros par an ces bénéfices illégitimes. Les fonds récupérés devraient être affectés au développement des énergies renouvelables et à la mise en oeuvre de mesures favorisant l'efficacité énergétique. Il est urgent que des mesures soient prises pour développer une politique énergétique durable. Un préalable indispensable doit être la confirmation de la loi sur la sortie du nucléaire.

Le sondage Ipsos démontre que la population belge est très largement prête à jouer la carte des énergies renouvelables. Ce signal doit être entendu par les partis politiques, il n'est pas légitime de s'accrocher à une énergie que moins de 2% de la population soutient.

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