Trois ministres de l'Environnement 'pollués' de l'intérieur

Seize substances chimiques potentiellement toxiques

Actualité - 20 décembre, 2004
Le sang de nos trois ministres régionaux de l'Environnement contient des substances chimiques préoccupantes pour leur santé. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par Greenpeace avec la collaboration de Mme Huytebroeck et de Messieurs Lutgen et Peeters. La présence de ces substances prouve une fois de plus que nous avons perdu le contrôle des quelque 100.000 substances chimiques actuellement sur le marché.

Le sang de nos trois ministres régionaux de l'Environnement contient des substances chimiques préoccupantes pour leur santé

Les échantillons de sang ont été collectés fin septembre et ensuite

analysés par un laboratoire indépendant. Quatre groupes de substances chimiques ont été recherchés, à savoir les phtalates, les retardateurs de flamme bromés, les alkylphénols et les composés organoétains. Un choix guidé par l'importance de l'impact négatif de ces substances sur la santé et leur présence dans nos poussières domestiques et nos biens de consommation.

Les résultats sont préoccupants: de 7 à 14 substances chimiques

dangereuses ont été détectées par échantillon. Etant donné leurs

propriétés, elles constituent une menace sérieuse pour la santé humaine.

En effet, ces molécules sont bioaccumulables, peu dégradables et potentiellement toxiques: elles peuvent perturber le système hormonal et immunitaire, être toxiques pour la reproduction, affecter le développement de l'embryon et des testicules, accroître les risques d'asthmes chez les enfants...

La solution? Nous devons d'urgence avoir un meilleur contrôle des dizaines de milliers de substances toxiques disponibles sur le marché et apprendre à mieux connaître leurs propriétés. L'Europe travaille en ce moment à la réforme de sa législation chimique (Reach). Cette législation offre une chance unique de venir à bout des problèmes et des incertitudes liés aux substances chimiques. Les ministres ont pu personnellement prendre connaissance de l'ampleur du problème. Nous espérons qu'ils mettront tout en oeuvre pour que la Belgique adopte une position forte lors des prochaines négociations autour de Reach.