Après les ministres européens de l’Environnement, c’est aujourd’hui au tour du Parlement européen de donner son feu vert à la ratification de l’accord de Paris sur le climat. En attendant la ratification formelle par tous les États membres (la Belgique et d’autres traînent encore), l’UE ainsi que de grands États membres tels que la France et l’Allemagne pourront déjà notifier leur ratification à l’ONU dans les prochains jours. Il est dès maintenant certain que cet accord historique entrera en application avant le premier anniversaire de sa signature en décembre 2015, et parallèlement au prochain sommet sur le climat à Marrakech.

Les États-Unis et la Chine en tête

Cette entrée en vigueur rapide est extrêmement encourageante. N’oublions pas que le protocole de Kyoto, le prédécesseur moins contraignant de cet accord international sur le climat, n’a été ratifié qu’au bout de 7 ans. Le fait que l’accord de Paris entre en vigueur cette année encore donne une idée de l’élan politique qui marque les discussions sur le climat, au cours desquelles de gros pollueurs comme les États-Unis et la Chine se montrent bien plus proactifs que jamais auparavant.

Les deux plus grands émetteurs de CO2 ont ouvert le bal au début septembre en annonçant ensemble qu’ils allaient ratifier l’accord. Ce faisant, ils ont repris le rôle de figure de proue de la défense du climat que jouait l’Europe. Depuis lors, d’autres acteurs comme le Brésil, l’Inde et maintenant aussi l’Union européenne leur ont emboîté le pas. La double condition pour l’entrée en vigueur d’au moins 55 pays représentant ensemble au moins 55 % des émissions mondiales de CO2 sera ainsi atteinte.

La Belgique se contente de regarder

L’Union européenne arrive en retard à la fête, mais pas trop tard, heureusement. En ratifiant l’accord, elle s’est réservé un siège à la table des négociations au Maroc, et elle pourra donc elle aussi définir les règles suivant lesquelles l’accord sera implémenté. Il revient maintenant à l’UE – et à la Belgique – de traduire ces paroles en actions, car l’UE doit montrer nettement plus d’ambition d’ici 2030 pour pouvoir maintenir le réchauffement climatique sous les 1,5 °C, comme décidé à Paris. En Belgique, la situation est encore plus navrante. Près d’un an après que les quatre ministres en charge du climat n’ont conclu sur le fil qu’un faible accord jusque 2020, celui-ci n’a même pas encore été traduit dans notre législation. Entre-temps, ce sont donc 455 millions qui sont en train de dépérir, alors qu’on aurait pu les investir dans la transition vers de l’énergie 100 % renouvelable.

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