Croyaient-ils s’en tirer comme ça ? Un mois après avoir exposé le climato-scepticisme de nos ministres responsables, Greenpeace mène en ce moment une nouvelle action devant le cabinet de la ministre bruxelloise Céline Fremault, où se tiennent les négociations sur le “burden sharing”.

Des centaines  de ballons symbolisant l’accumulation de CO2 bloquent nos dirigeants à l’intérieur du bâtiment et une bannière a été déployée. Sur celle-ci, on peut lire le slogan “We don’t really believe in global warming” (“Nous ne croyons pas vraiment au réchauffement climatique”) aux côtés du portrait des ministres Marghem, Furlan, Fremault et Schauvliege.

Six ans de blocage

Par cette deuxième action en l’espace de quelques semaines, Greenpeace fustige donc à nouveau l’immobilisme qui caractérise la politique climatique belge. Lors du prochain sommet climatique de Paris, 196 nations devront s’accorder sur les actions climatiques à entreprendre après 2020. Mais notre pays, lui, n’est même pas certain d’atteindre les faibles objectifs nationaux qui avaient été fixés par l’Union européenne pour lutter contre les changements climatiques d’ici 2020. Après six ans de vaines discussions et de blocage,  les Régions et le fédéral n’ont toujours pas d’accord intra-belge.

Nous ne pouvons donc que le constater : la politique climatique de la Belgique est un désastre. Vu que nos quatre ministres responsables semblent nier l’urgence posée par les changements climatiques, nous avons décidé d’amener le problème sous leurs yeux. Tergiverser comme c’est le cas depuis six ans n’est plus une option. Ils nous baladent continuellement. Cela doit cesser. Nous ne voulons pas qu’ils sortent du cabinet de la ministre Fremault sans accord climatique ambitieux.

Les renouvelables pour définir un accord

Car avant même de songer au sommet international sur le climat de Paris, Marie-Christine Marghem, Joke Schauvliege, Paul Furlan et Céline Fremault doivent faire leur boulot à la maison. Au risque de ridiculiser notre pays dans la capitale française.

Les conséquences du changement climatique sont visibles partout dans le monde. Et les solutions sont là : les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont prêtes à jeter aux oubliettes les énergies fossiles et le nucléaire. Nos ministres n’ont pas apprécié qu’on les qualifie de climato-sceptiques, à eux de prouver qu’ils ne le sont pas en dotant la Belgique d’une politique climatique ambitieuse, basée sur les énergies renouvelables. Car des clics sur Internet ne suffiront pas...