Le projet de centrale biomasse à Langerlo (en Flandre) n’aboutira en principe pas, d’après les nouvelles entendues la semaine passée. Il s’agit d’une grande victoire pour le mouvement écologique et citoyen local qui conteste le projet depuis de nombreuses années. Cette décision signifie également la fin des centrales biomasse à grande échelle en Flandre.

Cela fait longtemps que les organisations telles que Greenpeace affirment que le projet de Langerlo est néfaste pour l’environnement et le consommateur. Brûler des arbres entiers n’est pas une solution pour sauver le climat. En outre, le choix d’une centrale biomasse à grande échelle était coûteux.

Les études ne mentent pas
Une recherche menée par Energyville à la demande du mouvement écologique démontre que la Flandre peut épargner 1 milliard de subsides en choisissant l’énergie solaire et éolienne au lieu de la centrale biomasse de Langerlo. Le bureau d’étude 3E l’a également affirmé.

Greenpeace Limburg satisfait
Wim Stevens de Greenpeace Limburg est satisfait. « Nous nous sommes associés avec d’autres partenaires locaux au sein de Transitie Limburg. Nous étions ainsi plus puissants pour nous attaquer au dossier Langerlo. Les nombreuses heures que nous avons passées à travailler ont finalement abouti à une belle victoire. »

Mais ce n’est pas encore fini, déclare-t-il. « La véritable transition énergétique doit maintenant débuter, et nous aussi avons un rôle à jouer. »

Un futur énergétique durable en Flandre ! En Wallonie aussi ?
La fermeture de Langerlo ouvre maintenant la voie à un futur énergétique réellement durable comprenant beaucoup plus d’énergie solaire et éolienne. Le développement de la « chaleur écologique » doit également être accéléré. Enfin, nous devons déployer tous nos efforts à économiser l’énergie.

La Wallonie a lancé un appel d'offres pour une centrale du type de Langerlo. Deux candidats ont répondu à cet appel : un consortium autour d’Engie et un autre autour de BEE. Cette centrale ne devrait pas excéder les 200MW et produirait exclusivement de l'électricité. À l'instar des Awirs actuels, mais en plus grande dimension et avec un approvisionnement en pellets venu de l'étranger.

Mais ce projet de centrale biomasse centralisée est néfaste tant d’un point de vue environnemental qu’économique, nous l'avons dénoncé à maintes reprises depuis décembre 2015.

D'autant plus que l'alternative existe et est possible grâce à notre scénario énergétique actualisé en décembre 2016.

Il faut sortir de cette logique développée par le gouvernement wallon, suivre l'exemple de la Flandre d'aujourd'hui et s'engager avec ambition dans le développement des énergies renouvelables durables et l’efficacité énergétique.

L'échec de Langerlo met en évidence la mutation du système énergétique belge qui passe d'un système lourd, inflexible et non durable à un système durable, flexible et basé sur les énergies renouvelables, dans lesquels les citoyens, les collectivités et les coopératives joueront un rôle majeur.