Le 4 décembre prochain, 17 personnes vont être jugées en Espagne pour perturbation de l’ordre public, dommages et blessures. La sanction réclamée est de près de 3 ans d’emprisonnement. En outre, Greenpeace pourrait être condamnée à payer une amende de 360.000 euros.



La raison ? Le 15 février 2011, 16 activistes de Greenpeace et un photojournaliste ont pénétré dans les installations de la centrale nucléaire de Cofrentes, sont montés sur une des tours de refroidissement et y ont peint « Nuclear Danger ». Pour Greenpeace, l’énergie nucléaire est une source d’énergie obsolète, dangereuse et chère. Nous prônons un modèle énergétique à 100% renouvelable qui soit non seulement durable mais qui crée aussi des emplois.

Les actions de protestation de Greenpeace sont qui plus est toujours pacifiques. Nos activistes sont des gens comme vous et moi qui pensent que nous n’avons qu’une seule planète et qu’elle mérite d’être ardemment défendue. Ce sont des gens – pas des héros ou des héroïnes – qui ont peur, sont nerveux et souffrent. Ils ont des familles, des amis et veulent le meilleur, non seulement pour eux-mêmes mais pour nous tous. Ils aspirent à vivre sur une planète saine. Lorsque vous êtes un activiste participant à une action de protestation pacifique, c’est parce que vous avez un rêve et que vous croyez que nous nous devons de défendre la planète. Punir d’une peine de prison le fait de peindre une tour de refroidissement est-il équitable et proportionné ? Certainement pas.

A une époque où les actions de protestation pacifiques sont remises en question, Greenpeace met en exergue l’article 45 de la constitution espagnole qui établit le droit pour chacun de « jouir d’un environnement approprié au développement de l’individu ainsi que le devoir de le préserver ». C’est ce que fait Greenpeace et c’est un droit que nos collègues ont exercé le 15 février 2011.

Nous avons donc décidé de lancer une nouvelle campagne.

Mission Cofrentes17 : Sauver l’environnement est notre devoir et notre droit

Car, lorsque vous avez épuisé toutes les autres voies, seules subsistent les actions de protestation pacifiques. Nous savons qu’il y a au fond de vous un activiste qui se bat pour un monde meilleur. Nous croyons aux petites choses qui grandissent les gens et les aident à défendre la planète. De l’Inde à l’Afrique, nous devons continuer à protester contre les injustices sociales et environnementales. Défendre l’environnement est un devoir et notre droit.

Il n’y a qu’une seule planète et nous devons la chérir. Nous n’avons nulle part ailleurs où aller. Pensez aux hommes et aux femmes qui se placent entre le harpon et la baleine. Les gens qui signalent que des fûts pleins de déchets nucléaires sont jetés en mer. Et combien d’autres qui défendent l’environnement et nos vies ?

Que pouvez-vous faire ?
Soutenez les 17 personnes qui font face à une peine d’emprisonnement pour avoir défendu l’environnement.Tweetez ce blog avec le hashtag #Cofrentes17, partagez-le sur Facebook, envoyez-le par e-mail à vos amis.

Plus d’info sur les 16 activistes et le photojournaliste qui ont porté notre message à  Cofrentes pour défendre notre planète (en espagnol).

Celia Ojeda est responsable de campagne pour Greenpeace Espagne.