La fin de l’année est mouvementée pour les fameux traités transatlantiques TTIP (UE-US) et CETA (UE-Canada).

Pour le premier, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis marque un tournant et a amené la commission européenne à dire que le TTIP était pour le moment au frigo pour au moins deux ans. La chancelière allemande Angela Merkel vient, de son côté, d’annoncer la mort du TTIP.

Le TTIP est-il mort pour de bon ? C’est loin d’être sûr. De nombreuses morts ont déjà été annoncées et pourtant les négociateurs continuaient leur travail. Il est certain qu’on ne verra pas le TTIP avant quelques années mais il faudra toujours rester vigilant.

Et le CETA ?

Le CETA est quant à lui bien vivant. Les chefs d’Etats et de gouvernement l'ont signé il y a quelques semaines mais le processus de ratification ne fait que commencer. Tout d’abord, c’est au Parlement européen de dire « oui »ou « non » au traité. Le temps presse, pour le moment, les pro-CETA font tout pour le faire passer le plus vite possible et un vote est déjà possible en décembre ou en février. A vous d'agir !

Questionnez vos parlementaires

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Que s'est-il passé ces dernières semaines ?

Les remous de ces dernières semaines ont permis à la Wallonie d’obtenir quelques améliorations, notamment, une demande d’avis à la Cour de Justice Européenne (CJUE) à propos de la compatibilité des mécanismes d’arbitrage (ISDS ou ICS dans le CETA) avec le droit européen – ce qui semble quand même un minimum - et le droit d’y mettre un véto si le mécanisme n’est pas conforme. Ces avancées ont été obtenues grâce à la pression citoyenne, non seulement en Belgique mais également dans toute l’Europe et au Canada.

Mais le CETA est-il pour autant devenu un accord parfait ? Pas du tout ! Même si les avancées obtenues par la Wallonie sont positives, cet accord reste une menace pour la démocratie, il limite le droit des états à mettre en place des règles qui protègent les citoyens, il représente une menace pour le principe de précaution, il crée un mécanisme d’arbitrage dangereux et finalement, il ne protège pas l’environnement en général.

Continuez à agir. La mobilisation citoyenne a montré ses preuves il y a quelques semaines, mais ce n’est pas le moment de baisser les bras ! Demandez maintenant à votre parlementaire de voter NON au CETA !

Et si jamais le CETA passe tout de même au Parlement européen ? A nouveau, nous ne baisserons pas les bras, car il devra être ratifié par les parlements nationaux et même régionaux en Belgique.

Bref, en avant !