L'actualité s'emballe autour du CETA et du TTIP. Alors que la société civile manifeste de plus en plus son mécontentement et le fait entendre directement à Barack Obama, les politiques commencent à se détacher de ces traités et des risques qu’ils feront courir à notre santé et à notre environnement.

Le TTIP et le CETA entrent dans des heures critiques. Hier a été votée au Parlement wallon une résolution forte contre le CETA. Il s'agit si pas d'une victoire en tout cas d'un excellent premier pas pour ceux qui, comme Greenpeace, jugent ce traité ainsi que le TTIP antidémocratiques et nocifs aux normes de santé, d'environnement,…

Ce week-end, ils étaient des dizaines de milliers à faire savoir à Barack Obama, en visite à Hanovre, que : « Yes, We Can… Stop TTIP ! ». Ils représentent une petite frange des 3,5 millions de citoyens européens qui ont déjà signé la pétition contre le TTIP. Et la preuve que ces traités ont de moins en moins de succès. La dernière étude en la matière montre que moins de 20 % des citoyens allemands (17%) et américains (18%) voient encore le TTIP comme une bonne chose pour leur pays.

Cela rend d'autant plus inquiétante l'actuelle danse que mène le président Obama, sur un air de chanson enfantine : « Un pas en avant, deux pas en arrière. » Alors qu'il ratifiait l'accord de Paris vendredi dernier, il se retrouve quelques jours plus tard à Hanovre pour essayer de pousser le TTIP tant qu'il peut. Or, même le Prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz juge que « le TTIP a le potentiel de miner toute action urgente que nécessite l'accord de Paris ».

Notamment parce qu’il freinera inévitablement toute politique énergétique ambitieuse, alors qu’un tel accord devrait au contraire les favoriser. Ce sera chose impossible avec les terribles et non-démocratiques tribunaux de l'ICS inclus tant dans le CETA que le TTIP. Ils empêcheront toute politique de ce genre. Et ralentiront la nécessaire transition vers des énergies renouvelables. C’est aussi pour cela que nous saluons la résolution du Parlement wallon et souhaitons également dire à Obama : « Yes we can… Stop TTIP ».