Malgré ce que le secteur du papier aime faire croire aux consommateurs, la production de papier et de matériel d’emballage absorbe toujours de grandes superficies de forêt. Il est donc impératif de convaincre les entreprises d’adopter une approche plus responsable et plus respectueuse des forêts naturelles. Certaines forêts ne peuvent pas être abattues. 

C’est notamment le cas des grandes forêts tourbeuses en Indonésie. Après Asia Pulp & Paper (APP), l’autre géant du papier indonésien, APRIL, a également promis, sous la pression de Greenpeace, de changer son fusil d’épaule et de ne plus abattre de forêts. Une excellente nouvelle pour les forêts indonésiennes… si APRIL décide de réellement honorer cet engagement bien sûr !

Comme vous avez pu le lire dans l’un de mes blogs précédents, le secteur du papier et de la pâte à papier s’attaque malheureusement aussi aux forêts boréales de notre planète. Au Canada, nous tentons de convaincre Resolute Forest Products qu’il est bel et bien faisable de suivre un modèle commercial basé sur la sauvegarde des forêts intactes, sur la protection de la biodiversité et sur le respect des droits des populations indigènes.   

Le 29 mai, cinq militants de Greenpeace se sont rendus à l’Assemblée Générale de l’entreprise à Augusta, en Géorgie aux États-Unis, avec la ferme intention de porter ce message. Ils se savaient soutenus par des milliers de personnes dans le monde entier, qui se sont inscrites à l’action Thunderclap  sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, il est bien possible que votre Tweet ou message Facebook ait été projeté sur un grand écran près de l’entrée du centre de conférences.

Resolute a bien vu et entendu notre message. L’entreprise a souligné que la durabilité est une valeur importante pour elle. Nous espérons qu’elle mettra cette vision en pratique prochainement, en commençant par exemple par le renouvellement des certificats FSC qu’elle a récemment perdus. Nous espérons aussi que Resolute cessera les poursuites judiciaires entamées contre Greenpeace et qu’elle arrêtera de mettre ses problèmes financiers sur le dos des autres. Si APP et APRIL peuvent le faire, il n’y a aucune raison que Resolute n’y arrive pas. Greenpeace serait évidemment heureuse de les aider à trouver une solution.

Cette voie de la protection des forêts et de la biodiversité n’est pas sans embûches. APP en a récemment été témoin. Raison de plus pour voir les entreprises aller au-delà de leurs engagements mis sur papier. Elles doivent investir à fond dans une politique qui enraie la déforestation, la violation des droits des populations indigènes et des communautés locales et les dommages causés aux habitats d’espèces menacées.

Nous avons retiré notre pétition adressée au PDG de Resolute, mais nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la suite de l’histoire. Si vous souhaitez suivre le progrès de plus près, rendez-vous sur notre site web canadien.