Il y a de bonnes chances pour que cet été, vous profitiez du soleil, de la mer et de la plage. Vous emporterez peut-être un bon pique-nique à cette occasion. En tant que sympathisant convaincu de Greenpeace, vous n’abandonnerez pas vos éventuels emballages : se retrouver avec des déchets plastiques entre les orteils, ce n’est rigolo pour personne. Pour les oiseaux et les poissons, ces déchets peuvent même être mortels.

Soupe au plastique

La pollution marine par le plastique représente un énorme problème, qu’il s’agisse de grands morceaux de plastique (les macroplastiques) ou de petits fragments et particules (les microplastiques). La production de plastique a été multipliée par plus de vingt depuis 1964. 40 % du plastique produit sert à la fabrication d’emballages. Et chaque année, jusqu’à 12 millions de tonnes de plastique finissent en mer. De ce fait, les océans sont transformés en une véritable « soupe au plastique ». Ce que nous voyons flotter n’est que le sommet de l’iceberg, puisque 94 % des déchets plastiques coulent au fond des mers. Selon un rapport commandé par le Forum économique mondial, d’ici 2050 les océans pourraient bien contenir plus de plastique que de poissons !

Pour Greenpeace, il importe avant tout de produire moins de plastique (Reduce), de remplacer les emballages à usage unique par des emballages recyclables (Reuse) et de recycler encore davantage (Recycle).

Les producteurs se targuent de vendre des bouteilles de PET à 100 % recyclables, mais cela ne veut pas dire que ces bouteilles sont faites à 100 % de matériaux recyclés. Il ressort d’un récent rapport de Greenpeace que les bouteilles de 5 des plus grands producteurs de boissons rafraîchissantes ne contiennent en moyenne que 6,6 % de matériaux recyclés. Greenpeace estime que nous devons nous efforcer de produire des bouteilles contenant 100 % de matériaux recyclés.

De votre gel douche à votre estomac !

Bien sûr, vous prenez soin de ne pas jeter de plastique dans la nature... mais peu de gens savent qu’une partie des gels douche, exfoliants et autres produits de nettoyage contiennent de minuscules particules de plastique (les microbilles), qui sont censées aider à récurer. Les plus petites particules de plastique ne proviennent pas seulement des microbilles, mais également de la dégradation progressive en morceaux de plus en plus petits de tout ce qui est fait en plastique.

Ces petites particules de plastique ne constituent pas la plus grande masse de déchets plastiques, mais leurs effets sur la santé de notre écosystème sont particulièrement graves.

Leur petite taille les rend d’autant plus dangereuses. Leur effet est comparable à celui des particules ultra-fines dans l’air, dont le danger est de mieux en mieux connu. Du fait de leur taille, on les retrouve dans les tissus de nombreux organismes vivants dans la mer, comme les moules, et donc finalement dans notre corps. De plus, toutes sortes de substances toxiques se fixent sur ces petites particules, ce qui les rend encore plus dangereuses. Dans certains cas, les produits chimiques contenus dans le plastique sont libérés et se retrouvent dans l’eau.

Certains producteurs de cosmétiques ont déjà annoncé qu’ils remplaceraient volontairement les microbilles dans leurs produits par d’autres solutions. Pour Greenpeace, le gouvernement devrait rendre cette démarche obligatoire. Nous aussi, nous pouvons agir en évitant autant que possible le plastique, en optant pour des produits durables et des emballages aussi réduits que possible. Parce que nous préférons tous manger des « moules nature » plutôt que des « moules au plastique » !