La lumière ne s’éteindra pas

Publication - 26 avril, 2007
Capacité réaliseé et planifieé de la nouvelle capacité pour la production d'électricité en Belgique (2003-2011)

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Executive summary: Le 31 janvier 2003, le parlement fédéral a approuvé la loi relative à la sortie du nucléaire 1. Or, l’exécution de cette loi et ses conséquences pour la collectivité belge sont aujourd’hui sujettes à controverse, notamment suite à la question de la sécurité de l’approvisionnement. Diverses voix (populistes) affirment que la fermeture des premiers réacteurs nucléaires (prévue pour 2015) mettra en péril notre consommation d’électricité ("la lumière va s’éteindre") et nous contraindra à importer de l’électricité (supplémentaire) de l’étranger (référence condescendante à l’énergie nucléaire de France). Ces mêmes voix remettent constamment la loi en question et demandent même son abolition. La loi comporte une clause stipulant que la fermeture des centrales nucléaires peut être reportée si la sécurité de l’approvisionnement est compromise2. Cette clause est basée sur un principe stipulant que la sortie du nucléaire est un fait, que les investissements doivent par conséquent être stimulés et que la fermeture des centrales nucléaires ne peut être revue que si les investissements manquent. Ceux qui appellent à la révision de la loi sur la sortie du nucléaire, ceux qui plaident pour un prolongement de la durée des réacteurs nucléaires s’inscrivent en faux contre cette clause : ils suscitent un climat instable, entraînant le report des investissements prévus jusqu’à ce que les perspectives à long terme du marché de l’électricité en Belgique se clarifient. Les centrales nucléaires font littéralement obstacle à de nouveaux investissements pour accéder au réseau électrique, et la remise en question de leur fermeture ne constitue pas un stimulant pour l’innovation et les investissements. Les centrales nucléaires se dressent littéralement sur le chemin des nouveaux investissements et la remise en question de leur fermeture ne fait que renforcer ces freins.

Num. pages: 6