magazine / mars 2013

Un jour, il faudra rendre des comptes à nos enfants

Pierre : "En agissant pour l'environnement, je pense surtout aux générations futures..."

Pierre : "En agissant pour l'environnement, je pense surtout aux générations futures..."

Greenpeace/Dirven

Durant son temps libre, Pierre a arpenté les rues de son quartier d'Ixelles. Ce militant a convaincu de nombreuses personnes de participer à notre campagne Switch to Green.

A vous d'agir ! Participez à nos actions

 

Greenpeace a organisé une campagne pour une électricité plus verte et moins chère. Pourquoi y avoir participé ?

C'est facile, tout le monde est gagnant. S'inscrire en ligne prend quelques minutes. Et ce simple geste permet de bénéficier d'une électricité moins chère et plus verte. Bref, on fait des économies ET on contribue à faire bouger les choses. Régulièrement, on nous parle des grands Sommets pour le climat. Pour ma part, cela se résume à beaucoup de paroles mais à peu d'actions réelles. Ici, j'avais l'occasion d'agir concrètement.

Concrètement, vous avez mobilisé votre entourage ?

Oui, j'ai récupéré le matériel de Greenpeace, dont des dépliants expliquant la campagne. Je les ai distribués à mes voisins, aux commerçants, dans la crèche de ma fille... J'ai même organisé une session d'information dans ma commune.

Quelles étaient les réactions ?

Aborder les gens, ce n'est pas facile ! Les réactions étaient diverses. Certains étaient méfiants, d'autres indifférents. Une chose est sûre, en ces temps de crise, l'argument « faire des économies » est plus percutant que l'argument « agir pour la planète ». Je comprends ces réactions : faire des économies, cela nous touche directement tandis qu'agir pour la planète, c'est plus abstrait. Les gens se sentent démunis, ils ont l'impression que d'autres vont le faire à leur place. Certaines réactions par contre me redonnaient du baume au cœur. J'habite à Matonge, le quartier africain de Bruxelles. J'ai eu d'excellents contacts avec les mamans africaines. Elles étaient hyper sensibilisées et m'encourageaient à poursuivre mon action.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire du porte à porte ?

Sans doute le fait d'avoir moi-même un enfant. Ma fille va à la crèche. Quand je vais la conduire ou la rechercher et que je vois tous ces petits visages insouciants, je me demande : « mais qu'est-ce qu'on va leur laisser comme planète ? »  Je n'arrive tout simplement pas à rester sans rien faire quand on connaît l'état de la planète. Tous ces petits vont grandir et vont nous demander des comptes. Que va-t-on leur dire ? « Je ne savais pas ? » C'est trop facile !

 « Mobiliser, c'est ma façon à moi d'agir pour l’environnement »

Y a-t-il d'autres combats pour lesquels vous voudriez mobiliser votre quartier ?

Pourquoi pas, à condition que cela se fasse dans le cadre d'une action collective. C'est important. Agir en individuel, ce n'est pas la bonne approche. Dans ce cas-ci, j'étais seul à arpenter les rues mais je bénéficiais de tout le soutien, humain et logistique, de Greenpeace. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai rejoint Greenpeace. Je participe aux actions, je sensibilise les gens aux diverses campagnes. L'organisation compte d'ailleurs étendre l'aspect 'mobilisation'. C'est essentiel à mes yeux. 

Pierre Fuzio

Nom :

Pierre Fuzio

Age :

37 ans

Profession :

formateur en communication

Hobbys :

photo, cuisine

La campagne pour les énergies vertes vous tient-elle particulièrement à cœur ?

Toutes les campagnes de Greenpeace me tiennent à cœur. Mais c'est vrai que je suis particulièrement sensible à celle de l'énergie. J'ai grandi au Luxembourg, près de la centrale nucléaire française de Cattenom. Cela a suscité beaucoup d'émoi au sein de la population...