magazine / novembre 2013

De cuistot à militante de terrain !

Sabine : mon rêve ? Trouver un job dans le domaine de l'environnement

Sabine : mon rêve ? Trouver un job dans le domaine de l'environnement

Greenpeace/Dirven

Sabine n'a pas hésité à escalader le plus haut gratte-ciel d'Europe pour dire STOP à Shell. Interview.

Devenir bénévole... Et pourquoi pas ?

Sabine, comment te décrirais-tu en quelques lignes ?

Je dirais que je suis une personne engagée : j’achète en seconde main, j’évite la voiture dans ma vie de tous les jours, l’avion pour les vacances... Je travaille aujourd’hui pour Greenpeace, où je remplace la coordinatrice des bénévoles partie en congé de maternité. Je souhaiterais exercer une telle fonction sur le long terme. Mais trouver un job stable et "engagé", dans  le domaine de l’environnement,  n’est pas une mince affaire. Je suis donc prête à élargir – quelque peu – mon domaine de prédilection ! Et en attendant de trouver ce job de rêve, je n’hésite pas à m’engager en tant que bénévole, notamment pour une ONG locale à Gand, la ville où j’habite, et pour Greenpeace. Et enfin, je dirais que je suis assez sportive : je viens de commencer l’escalade en salle.

Mais tu es déjà une grimpeuse hors pair, non ?

C’est vrai que bon nombre de gens qui m’ont vue cet été escalader le Shard, l’immeuble le plus haut de Londres, peuvent le penser. Mais ce n’est pas le cas. Les techniques sont totalement différentes.  Escalader une falaise, je ne l’ai encore jamais fait, je ne sais pas si j’en serais capable…

On ne voit pas tous les jours six femmes escalader un immeuble de 300 mètres de haut pour faire passer un  message

Revenons à cette action sur le Shard à Londres. Quel était son objectif ?

Attirer l’attention sur ce qui se passe en Arctique, où Shell et d’autres compagnies pétrolières projettent d’extraire le pétrole enfoui dans les profondeurs. Nous voulions que l’action soit vraiment extraordinaire et ça a marché. La presse s’est jetée sur cette histoire et c’est ainsi que notre message a fait le tour du monde. Il faut dire qu’on ne voit pas tous les jours six femmes escalader un immeuble de 300 mètres de haut pour faire passer un  message. Cette ascension est sans doute  la chose la plus difficile que j’ai faite, j’avais les nerfs à fleur de peau mais j’y suis arrivée !

Sabine Huyghe 

Nom :

Sabine Huyghe

Age :

32 ans

Profession :

Coordinatrice temporaire des bénévoles de Greenpeace

Hobbys : bénévolat, lecture, cuisine végétarienne, cinéma…

L’environnement, tu as ça dans la peau depuis longtemps ?

Non, mon engagement s’est réveillé alors que je faisais mes études d’assistante sociale à Gand. J’avais à l’époque  un petit ami féru d’ornithologie, on faisait souvent des balades pour admirer les oiseaux et c’est à ce moment-là que je me suis vraiment ouverte au monde extérieur. Il n’y a pas spécialement une problématique environnementale qui me touche plus qu’une autre. Pour moi, il s’agit avant tout de préserver l’écosystème. Chaque petite chose y a sa place, en dégradant un maillon, c’est tout un écosystème qui peut être bouleversé.

Te souviens-tu de ton premier contact avec Greenpeace ?

J’avais 25 ou 26 ans. J’étais à la recherche d’un job et j’ai vu une annonce de Greenpeace pour un cuistot bénévole ! Il s’agissait de cuisiner pour un grand nombre de personnes, lors d’actions par exemple. C’est à ce moment-là que je suis entrée pour la première fois en contact avec tous ces militants qui agissent sur le terrain pour défendre l’environnement. J’entendais leurs anecdotes avant et après l’action. Je trouvais ça à la fois attirant et palpitant. J’ai suivi une formation et depuis, je participe aussi aux actions. La preuve avec ma fameuse ascension du Shard. Et je compte bien marquer mon engagement de nombreuses années encore !

Qu’est-ce qui t’a motivée à participer aux actions de Greenpeace ?

Greenpeace est non-violente et indépendante. Et elle ne se contente pas de dire « NON » ou « STOP ». Elle recherche des solutions et des alternatives. Elle est constructive.