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L' Arctic Sunrise à La Coruna, océan Atlantique, Espagne

L' Arctic Sunrise à La Coruna, océan Atlantique, Espagne

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Origin

Ironiquement, avant que Greenpeace n'acquière le MV Arctic Sunrise, celui-ci servait à chasser le phoque. Greenpeace l'avait aussi affronté alors qu'il livrait du matériel au gouvernement français pour la construction d'une piste d'atterrissage en plein milieu d'un habitat de pingouins en Arctique.

Greenpeace a pourtant acheté l'Arctic Sunrise en 1995, par le biais d'une entreprise du nom d'Arctic Sunrise Ventures, car les propriétaires norvégiens du bateau ne voulaient pas le vendre à Greenpeace.

History

La coque est arrondie et sans quille, ce qui permet au bateau de sortir de la glace plutôt que d'être écrasé par celle-ci.

Fin 1996, Greenpeace avait fini préparer l'Arctic Sunrise pour qu'il puisse supporter les conditions glaciales de l'Antarctique.

Actions

L'Arctic Sunrise a commencé sa vie à Greenpeace lors de la campagne de la Brent Spar, où il a servi à empêcher l'immersion en mer de la plate-forme.

En 1997, il a été le premier navire à contourner l'île James Ross dans l'Antarctique. Ce trajet était auparavant impossible car une couche de glace épaisse de 200 mètres reliait l'île au continent. Celle-ci s'était effritée. Ce n'était que l'un des nombreux signes annonciateurs des changements climatiques que l'Arctic Sunrise a contribué à mettre en évidence.

L'Arctic Sunrise est retourné à de nombreuses reprises dans l'Arctique pour s'opposer à Northstar, un projet de BP (British Petroleum) visant à ouvrir une nouvelle région à l'exploitation pétrolière offshore, menaçant de répandre du pétrole dans une région vulnérable et de contribuer encore plus au réchauffement planétaire.

Dans les mers australes, il s'est opposé au programme japonais de chasse baleinière prétendue scientifique et a pourchassé des navires pirates qui pêchaient illicitement des légines australes pour les ramener au plus grand port de pêche pirate de l'île Maurice.

Il a ensuite continué sa route vers l'Argentine pour le Toxic Tour 1998 en Amérique latine.

Naviguer directement dans la trajectoire du missile n'a pas empêché les Etats-Unis de mener en 2000 les essais balistiques prévus dans le cadre du programme de défense "Star Wars", qui menace de déclencher une nouvelle course aux armements nucléaires. L'Arctique Sunrise a heureusement survécu à cette histoire pour en témoigner.

Specifications

Port d'immatriculation : Amsterdam, Pays-Bas
Ancien nom : Polarbjorn
Date d'acquisition : 1995
Nombre de couchettes : 30
Nombre de pneumatiques : 1 Avon, 1 Zodiac, 2 Novuranias
Accueil d'hélicoptère : oui
Type de navire : bateau à moteur pour la navigation maritime
Indicatif d'appel : PCTK
Construction : en 1975 par AS Vaagen Verft
Tonnage brut : 949 tonnes
Longueur hors tout : 49,62 m
Largeur : 11,50 m
Tirant d'eau maximum : 5,80 m
Vitesse maximum : 13 noeuds
Moteur principal : MAK 9M452AK 2495 IHP 1619kW
Moteurs auxiliaires : 2 x Deutz BF6M716 208CV (175 kVa)
Propulsion à la proue et à la poupe : 400 CV chaque

Personal Account

Arne Sorensen, capitaine de l'Artic Sunrise lors de l'expédition des mers australes de décembre 1999.

Nous nous opposions pacifiquement à la chasse baleinière illégale des japonais dans les eaux entourant l'Antarctique quand nous avons entendu un grand craquement et senti le bateau être fortement secoué. Le chef-mécanicien David de Jong s'est précipité sur le pont en s'exclamant "Ca ne ressemblait pas a un bruit de glace !"

Effectivement : ce n'était ni la banquise, ni un iceberg, mais le navire-usine japonais Nisshin Maru, 10 fois plus lourd que l'Arctique Sunrise, qui nous éperonnait.

La vie des deux équipage a été mise en danger ce jour-là, heureusement personne n'a été blessé.