Apaisée, la forêt du Grand Ours (Canada) indique la voie à suivre…

Actualité - 6 mai, 2013
La lutte contre la déforestation s’explique par la nécessité de lutter contre le réchauffement planétaire mais aussi d’œuvrer au maintien de la biodiversité. Ce défi est doublé par la nécessité de respecter le cadre de vie des peuples de la forêt. En route pour une succes story chez les Indiens du Canada…

Il arrive aussi qu’il soit temps de regarder derrière soi le travail accompli. Un exercice que nous pouvons aujourd’hui faire au Canada. Découvrez cette saga (en anglais).

Délicieusement sauvage, la forêt du Grand Ours longe la côte ouest du Canada. En Belgique, nous la connaissons bien, parce que nous avions - à notre mesure - participé à sa protection. Nos militants s’y étaient rendus pour militer aux côtés de Greenpeace Canada et défendre cet écosystème unique où l’on trouve des grizzlys et le très étonnant ours Kermode, au pelage blanc.  Visionnez notre vidéo pour goûter à la beauté de cette forêt (en anglais) :

First Nations

Cette forêt primaire est le cadre de vie naturel de peuples autochtones. Quand on parle d’eux, on parle tout naturellement de First Nations… On estime qu’ils se sont installés il y a 10.000 ans dans la forêt. Ils y étaient les premiers. Dans les années 1880, les colons européens ont bousculé leur vie et pris leurs terres en otage. Aujourd’hui, ils sont entre 18.000 et 20.000, regroupés en une trentaine de nations. Impliqués dans la sauvegarde de la forêt, ils connaissent pour certains un véritable revival.

Une campagne née de conflits

C’est dans les années 1990 que des conflits sont apparus impliquant les « locaux » de la forêt et l’industrie du bois. C’est au cours de cette décennie que Greenpeace a entamé sa campagne, y incluant dès 1999, les consommateurs. A l’époque, seuls 5% de la forêt étaient protégés. En 2006, les premiers accords étaient signés. En 2013, l’effort pour la protection de cette zone est maintenu. D’un point de vue scientifique, 70% de la forêt devraient être protégés…

Une protection acquise par pallier

Trois piliers au moins ont forgé la réussite canadienne : la protection de la forêt, la mise en route d’un modèle d’affectation des sols et le lancement d’activités économiques soigneusement calibrées comme de l’écotourisme placé sous la houlette des First Nations. En 2009, 50% de la forêt bénéficiait d’une protection. La recherche de solutions durables sous-tend par ailleurs tout le travail accompli.

Collaboration Wanted

L’histoire de cette forêt qui respire aujourd’hui est avant tout celle d’une collaboration étroite entre toutes les parties impliquées : les peuples autochtones, les communautés de la forêt (vivant par exemple de la pêche), les pouvoirs locaux (en l’occurrence le gouvernement de Colombie britannique) et l’industrie du bois. Tout cela sans oublier bien sûr les mondes associatif et scientifique !

Cette success story canadienne est un exemple pour notre travail partout dans le monde. Au Canada, en Amazonie, dans le bassin du Congo ou encore en Asie du Sud-est.  A chaque fois, la beauté des forêts est là pour nous rappeler l’urgence de sa protection. A chaque fois, nous entrons en contact avec des peuples de la forêt et ils nous enseignent comment la respecter…


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