Arrêtons définitivement Doel 3 et Tihange 2

...et lançons la révolution énergétique

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Actualité - 26 mars, 2014
Les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 ont à nouveau été arrêtés. Pour Greenpeace, cela montre une fois de plus que ces réacteurs nucléaires doivent être définitivement mis à l’arrêt. Selon l’organisation environnementale, les dangers en la matière illustrent l’urgence d’une transition vers des sources énergétiques sûres et fiables.

Doel 3 et Tihange 2 peuvent et doivent être définitivement fermés. L’AFCN et le gouvernement ont donné en 2013 l’autorisation de redémarrer les deux réacteurs nucléaires après une mise à l’arrêt de près d’un an du fait de la présence de milliers de microfissures sur leurs cuves. Cette autorisation avait été accordée avant la fin de tous les examens requis. Greenpeace avait alors prévenu qu’il s’agissait d’une décision irresponsable, comme le relaie l’enquête du Centre d’Etude Nucléaire (CEN).

Greenpeace action in Tihangephoto by Nick Hannes

A l’heure actuelle, l’exploitant Electrabel et l’AFCN ne peuvent dire avec certitude quelle est la cause de ces microfissures dans les cuves des réacteurs. Il n’existe pas non plus de garantie que ces microfissures, soumises à une pression élevée et à des bombardements constants de neutrons, ne prennent pas plus d’ampleur. La cuve d’un réacteur est un composant crucial de la sûreté d’un réacteur nucléaire. Si son intégrité n’est pas de 100 %, alors l’arrêt définitif est la seule option.

Greenpeace plaide pour une transition accélérée vers une politique énergétique efficace et renouvelable afin de prévenir tout problème de sécurité en matière d’approvisionnement. Des centrales nucléaires que l’on peut qualifier de graduellement obsolètes engendrent une augmentation du risque de mise à l’arrêt inopinée pour des raisons techniques et de sécurité. Une importante partie de la capacité de production disparaît brusquement sans aucune possibilité d’anticipation. Les solutions – des sources énergétiques propres et une consommation énergétique efficace – sont réalisables d’un point de vue technologique et économique, et dépendent exclusivement de la volonté politique.

Les décideurs politiques ont trop longtemps différé la mise en œuvre d’une politique énergétique cohérente basée sur des sources renouvelables. Après les élections, le nouveau gouvernement devra s’y atteler rapidement et de manière approfondie. Greenpeace, pour sa part, publiera bientôt deux nouvelles études corroborant la nécessité et la faisabilité d’une révolution énergétique en Belgique :  

  • un rapport d’experts, en collaboration avec le mouvement de base allemand “Aktionsbündnis gegen Atomenergie”, sur la décision erronée de l’AFCN et du gouvernement  de redémarrer Doel 3 et Tihange 2 (10 avril)
  • le nouveau scénario de la révolution énergétique en Belgique dans lequel la transition vers un approvisionnement énergétique propre et sûre pour la Belgique est détaillée (juin).

toutiwai dit:

on espère, on espère!!!

Posté 28 mars, 2014 à 9:08 Signaler un abus Répondre

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